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Publication du Rapport 2006 sur la liberté de religion dans le mondeCe rapport examine le degré d'appui accordé selon les pays à la liberté religieuse.
Par Michelle Austein Washington - Le département d'État a rendu public, le 15 septembre 2006, la huitième édition annuelle de son Rapport sur la liberté de religion dans le monde, qui couvre la période allant de juillet 2005 à juillet 2006. En vertu de la loi de 1998 sur la liberté religieuse, le département d'État doit procéder chaque année à un examen de la situation mondiale en matière de liberté religieuse. Ce rapport destiné au Congrès doit présenter les actions de gouvernements qui font obstacle à cette liberté, notamment la répression de l'expression religieuse, la persécution religieuse et la tolérance de la violence à l'encontre des minorités religieuses. Il doit également faire état des mesures prises par les autorités dans les divers pays en vue de favoriser le respect et la protection de la liberté religieuse. La loi stipule en outre que les pays qui ont « commis ou toléré des infractions particulièrement graves à la liberté de religion » doivent être désignés comme des « pays particulièrement préoccupants » (PPP). En novembre 2005, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a ainsi désigné 8 pays : l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, l'Érythrée, l'Iran, le Soudan et le Vietnam. Le rapport de 2006 présente aussi les mesures que le gouvernement des États-Unis a prises en vue de promouvoir la liberté religieuse dans ces pays. Ces mesures ont varié selon les pays. C'est ainsi que les États-Unis ont appliqué une série de sanctions économiques à la Birmanie, tandis qu'en Érythrée, les autorités américaines ont établi des communications régulières avec des membres des communautés religieuses. De plus, des membres du département d'État se sont rendus dans certains pays afin d'y promouvoir la liberté religieuse. En novembre 2005, M. Robert Zoellick, alors secrétaire d'État adjoint, a organisé à Khartoum (Soudan) un forum interconfessionnel auquel ont participé des représentants des communautés chrétienne et musulmane, tandis que M. Barry Lowenkron, secrétaire d'État adjoint pour la démocratie, les droits de l'homme et le travail, a tenu des discussions sur la liberté de religion lors d'un séjour effectué en février 2006 à Pékin (Chine). Parmi les PPP, le Vietnam a été reconnu pour avoir amélioré sa situation en matière de respect de la liberté religieuse au cours de la période couverte par le rapport. Dès mai 2005, ce pays avait commencé à adopter de nouvelles lois protégeant les activités religieuses. Le rapport considère qu'il y a abus lorsqu'un gouvernement réprime l'expression religieuse d'une population qui pratique de manière pacifique, sous prétexte d'atteinte à la sécurité nationale. Il dénonce également les pays et les cas où les actions prises par des autorités trop zélées contre des fidèles soupçonnés d'extrémisme ont eu pour principal effet de restreindre la liberté de religion : « Dans certains pays, par exemple, beaucoup de personnes hésitent à se rendre souvent à la mosquée de peur de se faire considérer comme des extrémistes par le gouvernement. » Le rapport relève aussi les infractions liées à l'adoption de lois discriminatoires ou de mesures qui favorisent telle religion majoritaire et désavantagent les minoritaires. « Ces États appliquent une politique visant à exiger que les croyants abjurent leur foi, à provoquer l'exode de membres de certains groupes religieux ou à intimider ou à harceler certains groupes. » Enfin, la pratique consistant à réprimer certaines religions en les classant parmi les cultes ou sectes dangereux est une forme commune d'abus, indique le département d'État dans son rapport. Date de rédaction:
15 septembre 2006 Mise à jour:
15 septembre 2006
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