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LE DEVOIR ENVERS L'AVENIR : des Irakiens libres préparent l'Irak de demain Laith Kubba
responsable de haut niveau pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord au National Endowment for Democracy, organisme apolitique, consacré au renforcement des institutions démocratiques dans le monde. « Ce qui est intéressant, c'est la façon dont les groupes de travail ont été convoqués et animés. Ils n'avaient pas pour vocation d'élaborer des prises de positions définitives ou des avant-projets, mais plutôt de repérer les problèmes et de mettre en relief certaines solutions. À cet égard, leurs conclusions ont servi à mettre au point un document de départ, qui sera utile à l'administration de transition devant assumer ces responsabilités. » Le projet Irak de demain est, sans doute, une initiative tardive, mais mieux vaut tard que jamais. Elle aurait dû être lancée par les Irakiens beaucoup plus tôt. Pourtant, le fait que le département d'État ait pris l'initiative, convoqué ces réunions et rassemble des Irakiens qui ne se connaissaient pas auparavant, était une excellente démarche. C'était un pas dans la bonne direction, qui était absolument nécessaire. Le département d'État a fait un premier repérage des problèmes à venir, mais aussi de la façon dont les Irakiens venus d'horizons divers envisagent un certain nombre de problèmes, comme par exemple l'administration locale, la société civile, la transition, etc. Est-ce suffisant, est-ce idéal ? Non. Je pense qu'idéalement cette initiative aurait dû être prise par des Irakiens. Elle aurait dû être prise par les Irakiens au fil des ans. Le fait qu'elle ait été lancée par le département d'État ne signifie pas pour autant qu'elle doive rester entre ses mains. Je pense que ce qu'ils ont fait, avec raison d'ailleurs, a été de choisir une date de démarrage claire et une date de conclusion pour ce processus, et une fois les problèmes énoncés, ils ont rassemblé les participants et les ont présentés les uns aux autres. Si je comprends bien la situation actuelle, nombre de ces personnes se sont emparées de ces initiatives, leur ont donné une impulsion et une vie nouvelles. Ceci s'applique aussi au groupe auquel je suis affilié, le Groupe national de l'Irak, et maintenant je crois savoir que de nombreux participants planifient très activement l'Irak de l'après-Saddam. À cet égard, le projet Irak de demain a été extrêmement utile. Ce qui est intéressant, c'est la façon dont ces groupes ont été convoqués et animés. Ils n'avaient pas pour objet d'élaborer des prises de positions définitives ou des avant-projets, mais plutôt de repérer les problèmes et de mettre en relief certaines solutions. À cet égard, leurs conclusions ont servi à mettre au point un document de départ pour l'administration de transition qui devra assumer ces responsabilités. Elle aura donc une sorte de document d'orientation, qui mettra en relief les diverses options et, peut-être, les divers obstacles, et qui sera utile aux exécutants et aux planificateurs dans leurs progrès. Certainement, l'administration de transition ne peut pas s'appuyer uniquement sur les conclusions de ces groupes de travail. Je suis vraiment convaincu qu'ils devront consulter les comptes rendus et faire appel à d'autres experts pour élaborer des options précises ou se focaliser sur un problème qui aura été repéré sans être nécessairement accompagné d'une solution claire. Il faut que ces activités aient lieu postérieurement aux travaux des groupes, et je crois que c'est ce qui se produit.
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