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Les principaux acteurs de l'aide à l'étranger


SOMMAIRE
Avant-propos
Œuvrer de concert pour éliminer la faim
La biotechnologie, un outil de lutte contre la faim
La Révolution verte
Rompre le cycle de la faim
La diplomatie américaine au secours des affamés
Les principaux acteurs de l'aide à l'étranger
L'agriculteur américain et l'aide alimentaire des États-Unis
La faim : face aux réalités
Triple menace en Afrique australe
L'aide aux pastoralistes de la Corne de l'Afrique
Lutter contre la malnutrition infantile au Bangladesh
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Eliminer la famine des enfants
Les enfants luttent contre la faim
Documentation complémentaire
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En Haïti, ces femmes obtiennent de l'eau potable grâce à la FAO, l'une des agences des Nations unies qui fournissent de l'aide alimentaire.
En Haïti, ces femmes obtiennent de l'eau potable grâce à la FAO, l'une des agences des Nations unies qui fournissent de l'aide alimentaire. ©AP Images/Ariana Cubillos

Plus de la moitié de l'aide alimentaire mondiale est fournie par les États-Unis. Mais acheminer vers les pays en développement l'aide alimentaire provenant des exploitations agricoles américaines est parfois une tâche écrasante et sujette à controverse. Organiser le transport compliqué des champs aux centres d'aide alimentaire met en jeu un certain nombre d'acteurs disparates, y compris des organisations internationales, des législatures nationales, l'industrie agricole et ses lobbys, des organisations non gouvernementales et des groupes de pression. Et seules quelques grandes organisations fournissent des conseils sur la façon de procéder. Qui y participe et quelles sont les lois et initiatives qui régissent le mode de distribution de l'aide alimentaire ?

L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). L'USAID, qui administre le programme des Vivres pour la paix, est le principal organisme gouvernemental américain qui fournit une aide alimentaire humanitaire aux pays en voie de développement. Ce programme a célébré son cinquantième anniversaire en 2004. Il avait été créé initialement à la fois pour enrayer la faim et la malnutrition qui sévissaient dans certaines des régions les plus pauvres du monde, et pour aider l'agriculture américaine. Son mandat official est défini dans la Public Law 480 (Title II), qui charge l'USAID de faire des dons à des organismes partenaires, par exemple des organisations non gouvernementales, dans le cadre de programmes d'aide alimentaire d'urgence tant à court qu'à long terme. Des lois promulguées au fil des ans ont élargi et défini sa mission. En 2006, les États-Unis ont fourni pour 2,2 milliards de dollars d'aide alimentaire à 82 pays en voie de développement, ce qui fait d'eux le plus gros fournisseur mondial de ce type d'aide.

Le ministère américain de l'agriculture (USDA). L'USDA collabore étroitement avec l'USAID dans l'exécution des programmes d'aide alimentaire du gouvernement des États-Unis, mais il met davantage l'accent sur les aspects commerciaux de l'aide alimentaire humanitaire, en ce qui concerne à la fois les producteurs américains et l'agro-industrie des pays en voie de développement. L'USDA est responsable des accords commerciaux internationaux et des négociations relatives à l'assistance alimentaire. Des experts internationaux de l'USDA sont affectés dans plus de 90 pays et ce ministère a également des bureaux commerciaux agricoles dans les principaux marchés pour servir les exportateurs américains et les acheteurs étrangers.

Les Nations unies.

Les principaux acteurs des Nations unies sont le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Tout appel en faveur d'une aide alimentaire d'urgence, que ce soit pour les victimes de tremblements de terre ou pour les réfugiés de guerres civiles, émanera vraisemblablement du Programme alimentaire mondial, qui est la mieux connue des agences de l'Onu spécialisées dans la lutte contre la faim. Le PAM est le premier à répondre à toute crise alimentaire survenant dans le monde.

Le Programme alimentaire mondial, qui a son siège à Rome, distribue de l'aide alimentaire à près de 88 millions de personnes, le tiers de cette aide allant à des projets de développement et les deux tiers restants à des opérations d'urgence, de secours et de relance. Le PAM collabore avec des groupes multilatéraux et bilatéraux, avec des pays intéressés, et avec des sociétés et des fondations pour recueillir et distribuer des vivres et autres produits.

Participants à la marche contre la faim dans le monde organisée par le PAM à Rome en 2005.
Participants à la marche contre la faim dans le monde organisée par le PAM à Rome en 2005. Les sommes recueillies lors de cette marche annuelle vont au programme mondial d'alimentation scolaire du PAM qui fournit des repas gratuits à des millions d'écoliers dans les pays en voie de développement. ©AP Images/Beatrice Larco

Les autres agences de l'ONU se concentrent sur les causes sous-jacentes de l'insécurité alimentaire et sur leur solution. La FAO s'emploie à identifier les causes de la faim dans les zones rurales et à y remédier. Elle aide les pays à moderniser leur secteur agricole pour leur permettre de nourrir leur population. Le sous-comité consultatif de l'écoulement des excédents, qui a été établi par la FAO, tente de disposer adéquatement des excédents de produits alimentaires en facilitant les dons aux pays qui ont besoin de vivres et dans lesquels ces vivres peuvent être utiles sans y perturber les courants commerciaux normaux.

Le Fonds international de développement agricole accorde des prêts à faible taux d'intérêt ainsi que des dons pour financer l'amélioration de l'agriculture. À ce jour, environ 10 milliards de dollars ont été investis dans des projets agricoles ruraux. Le PNUD traite un certain nombre de problèmes de développement, dont la lutte contre l'insécurité alimentaire.

Les Organisations non gouvernementales/Organisations bénévoles privées (ONG/OBP).: Les ONG et les OBP jouent un rôle de premier plan en nourrissant les personnes affamées dans les situations d'urgence et autres. Leurs agents sont les personnes que les téléspectateurs voient généralement sur le terrain, dans des situations dangereuses ou désespérées, distribuant de la nourriture aux personnes dans le besoin. Certaines des organisations les plus connues sont le Secours catholique, CARE, Oxfam et World Vision, mais des douzaines d'autres organisations moins en vue interviennent dans les pays en proie à l'insécurité alimentaire.

Les entreprises et fondations. Les sociétés nationales et internationales attirent de plus en plus l'attention sur leurs efforts - ou ceux de leurs fondations - dans la lutte contre la faim dans le monde. La responsabilité sociale des sociétés est le slogan accrocheur qu'on utilise pour décrire de tels efforts qui fournissent généralement les biens et l'expertise dont ont besoin les pays en voie de développement. Quelques grandes fondations sont célèbres, comme la Fondation Rockefeller et la Fondation Bill et Melinda Gates. Certaines sociétés ont trouvé des mécanismes qui leur permettent de s'associer avec des gouvernements et avec des organisations bilatérales et multilatérales pour distribuer leurs largesses. C'est ainsi que Land O'Lakes, importante coopérative agricole américaine, collabore avec l'USAID. Des bénévoles de son programme Farmer-to-Farmer (De fermier à fermier) en Afrique australe offrent leur savoir-faire agricole et commercial en Angola, au Malawi, au Mozambique, en Afrique du Sud et en Zambie. Des bénévoles de Land O'Lakes travaillent également au Turkménistan, en Ouzbékistan, en Arménie, en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Russie.

Accords d'orientation

La Convention sur l'aide alimentaire. La Convention sur l'aide alimentaire, signée en 1967, doit faire l'objet d'une réautorisation en 2007. Elle a déjà été renouvelée plusieurs fois depuis sa fondation. Ce pacte traite de la coopération entre 23 grands pays fournisseurs d'aide alimentaire et établit des niveaux minimum de dons afin d'entreposer suffisamment de nourriture pour les populations des pays en voie de développement qui en ont besoin. Elle est administrée par le Conseil international des céréales (CIC) établi à Londres, qui a pour responsabilité de tenir des statistiques sur la quantité d'aide et de dons alimentaires, et leurs bénéficiaires.

L'Organisation mondiale du Commerce (OMC).: Les membres de l'OMC ne se sont toujours pas mis d'accord sur la façon dont cette organisation abordera l'aide alimentaire. La dernière série de négociations a été suspendue, la réforme de l'aide alimentaire étant l'une des questions controversées.

Engagements relatifs aux progrès futurs

Les objectifs du Millénaire des Nations unies pour le développement (OMD).: Le premier des objectifs du Millénaire pour le développement est l'éradication de l'extrême pauvreté et de la faim. Il prévoit une réduction de moitié du nombre de personnes qui souffrent de la faim. Cet objectif et sept autres OMD ont été arrêtés au début de 2000 par les pays membres des Nations unies dans le but d'entamer le nouveau siècle avec un plan ambitieux ayant pour but d'améliorer la situation mondiale. La date cible fixée pour éliminer la faim et atteindre tous les autres objectifs du Millénaire est 2015.

À la fin de 2006, les progrès étaient mesurables mais lents. Si les pourcentages de personnes souffrant de faim chronique avaient baissé, le nombre effectif de personnes souffrant de la faim avait augmenté. L'adoption d'objectifs et d'une date butoir a pour but d'encourager les pays riches à prendre des mesures efficaces pour aider les pays pauvres à éliminer la faim à l'intérieur de leurs frontières.

Les initiatives du G8.: En 2004, le Groupe des huit pays industrialisés (G8) - États-Unis, Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Russie et Royaume-Uni - a promis de s'attaquer à la faim dans les pays du continent africain en proie aux plus graves difficultés, en particulier dans la Corne de l'Afrique. Le problème est abordé sur trois fronts : fournir un filet de sécurité aux communautés régulièrement en proie à l'insécurité alimentaire ; améliorer la réaction mondiale aux crises alimentaires sur le continent, et promouvoir la production agricole dans les zones rurales de l'Afrique. L'objectif est de mettre fin à la famine dans la Corne de l'Afrique d'ici à 2009. Les sommets du G8 de 2005, 2006 et 2007 ont donné lieu à des comptes rendus des progrès réalisés. En 2005, en particulier, les pays les plus riches du monde se sont penchés sur le développement en Afrique.

L'Initiative présidentielle contre la faim en Afrique.: Cette initiative des États-Unis a été annoncée en 2003. Elle entre dans le cadre des efforts qu'ils déploient pour tenir l'engagement pris aux sommets du G8. Dans le cadre de cette initiative, les États-Unis, par le truchement de l'USAID, œuvrent à la réforme de l'agriculture en Afrique sub-saharienne au titre du Programme général de développement agricole de l'Afrique.

- Compilé par Angela Rucker, USAID

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