eJournal USA: Dossiers mondiaux

L'environnement : des objectifs partagés
et une mission commune

Paula Dobriansky

revue électronique

SOMMAIRE
Avant-propos
L'environnement : des objectifs partagés et une mission commune
La salubrité de l'air : 30 ans de progrès
Photothèque photo icon
L'amélioration de l'environnement : un aperçu photographique
Le point de vue des États-Unis sur les changements climatiques
Comprendre les changements climatiques et mondiaux
Le partenariat Méthane aux marchés
L'énergie éolienne aujourd'hui
La chimie se met au vert
Photothèque photo icon
Penser « vert » : rendement, technologie et créativité au service de l'environnement
Exporter la « meilleure idée » de l'Amérique : le système des parcs nationaux
Cours d'eau : une richesse collective à préserver
La promotion de la démocratie et de la prospérité grâce au développement durable
Réduire, réutiliser, recycler
Messages verts
Bibliographie
Sites Internet
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Un pygargue plane au-dessus du lac Okeechobee, au nord des Everglades, en Floride.
Naguère espèce menacée, mais aujourd'hui en bonne voie de rétablissement, un pygargue plane au-dessus du lac Okeechobee, au nord des Everglades, en Floride.
Photo AP/WWP de Luis Alvarez

Les États-Unis, qui jouent un rôle de premier plan dans la protection de l'environnement, sont décidés à aider les pays du monde entier à parvenir au développement durable tout en préservant leurs ressources naturelles et en contribuant à l'assainissement de l'air, à la qualité de l'eau et à la santé des écosystèmes.

Mme Paula Dobriansky est sous-secrétaire d'État aux affaires mondiales. Son portefeuille comprend les océans, l'environnement international et les questions scientifiques.

Les résultats obtenus par les États-Unis dans le domaine de l'environnement, au cours des 30 dernières années, sont impressionnants. Nous attachons aujourd'hui un grand prix au panorama limpide de nos mégalopoles, aux eaux propices à la baignade de nos lacs et rivières et à nos parcs, forêts et domaines naturels. Le pygargue à tête blanche, le symbole de notre nation, a même fait sa réapparition à 35 km de notre capitale.

Le mouvement moderne de défense de l'environnement a débuté aux États-Unis le 22 avril 1970 avec la tenue de la première Journée de la Terre. Les principaux éléments de la législation environnementale américaine se sont ensuite mis en place : la loi de 1970 sur la politique nationale de l'environnement, la loi de 1970 sur la salubrité de l'air, la loi de 1972 sur la qualité de l'eau, la loi de 1973 sur les espèces menacées, la loi de 1976 sur la conservation et la régénération des ressources et la loi « Superfund » de 1980, visant à assainir les sites gravement pollués. La plupart de ces lois et initiatives écologiques ont été parmi les premières mesures de ce genre dans le monde.

En communiquant à d'autres pays nos expériences des 30 dernières années, nous avons appris que la salubrité de l'air et de l'eau et la santé des écosystèmes sont des objectifs fondamentaux communs à tous. Nous avons également appris que les problèmes écologiques ne sont pas circonscrits par les frontières nationales et que la Terre est un système fait d'éléments imbriqués.

Pour faire face aux problèmes environnementaux mondiaux, les États-Unis participent activement à plus de 200 négociations internationales portant sur des traités écologiques, notamment des accords visant à protéger la couche d'ozone, à préserver les marécages, à sauvegarder les espèces menacées, à conserver les ressources naturelles, à développer des pêcheries durables et à limiter l'utilisation de produis chimiques dangereux.

Les États-Unis prennent également des mesures concrètes pour s'attaquer à certains des plus grands problèmes de développement qui se posent au monde, tels que l'amélioration de la santé humaine, la conservation des ressources naturelles, l'accroissement du développement économique et l'atténuation de la pauvreté. Au Sommet mondial sur le développement durable qui a eu lieu en 2002 à Johannesburg (Afrique du Sud), les États-Unis étaient a la pointe des efforts internationaux de promotion du développement durable.

Les États-Unis ont engagé près d'un milliard de dollars dans le cadre de leur initiative intitulée « De l'eau pour les pauvres  », qui a pour but d'aider à atteindre l'objectif de la Déclaration du Millénaire de l'ONU consistant à faire diminuer de moitié, d'ici à 2015, le nombre de personnes qui manquent d'eau potable. Dans les deux ans et demi qui se sont écoulés depuis le sommet de Johannesburg, ce partenariat a permis d'améliorer l'approvisionnement en eau et les services sanitaires de plus de huit millions de personnes.

Nous nous sommes également associés à des gouvernements et au secteur privé pour former le Partenariat des forêts du bassin du Congo, engageant 53 millions de dollars et suscitant des dizaines de millions de dollars de contributions supplémentaires. Cette initiative favorise le développement économique, l'atténuation de la pauvreté et l'amélioration de la gouvernance locale grâce à la conservation et à une meilleure gestion des ressources naturelles notamment en luttant contre l'exploitation forestière illégale, le braconnage et le trafic des espèces sauvages.

La sous-secrétaire d'État aux affaires mondiales, Mme Paula Dobriansky
La sous-secrétaire d'État aux affaires mondiales, Mme Paula Dobriansky, et le ministre d'État britannique chargé des changements climatiques et de l'environnement, M. Elliot Morley, s'entretiennent lors de la 10e Convention internationale sur les changements climatiques tenue à Buenos Aires en décembre 2004.
Photo AP/WWP Natacha Pisarenko

Les États-Unis sont décidés à aider d'autres pays, en particulier les pays en voie de développement, à satisfaire les besoins énergétiques de leur population, à développer leur économie et à s'attaquer aux problèmes écologiques causés par la pollution de l'atmosphère et les émissions de gaz à effet de serre. Ces objectifs multiples peuvent être atteints grâce à la mise au point à long terme de techniques propres, efficaces et d'un coût abordable, parallèlement à l'amélioration et à l'utilisation de la génération actuelle de techniques qui assurent des émissions plus faibles. Rien que cette année, les États-Unis vont consacrer plus de trois milliards de dollars à la mise au point et à la commercialisation de techniques plus propres et plus efficaces sur le plan énergétique comme l'hydrogène, l'énergie nucléaire, le charbon propre et les énergies renouvelables.

Les États-Unis sont également à la tète des efforts internationaux en faveur de la mise en place d'un système coordonné, durable et général d'observation de la Terre. Quand il sera déployé, ce système nous aidera à améliorer les prévisions écologiques et comprendra un dispositif d'alerte rapide aux catastrophes naturelles. Du fait que les politiques efficaces sont basées sur des données scientifiques solides et exactes, le système mondial de mesures aidera la communauté mondiale à prendre les dispositions appropriées pour protéger l'environnement tout en sauvegardant les populations et en facilitant la croissance économique.

Aux États-Unis, la protection de l'environnement est une cause qui nous tient à cœur et en faveur de laquelle nous sommes déterminés à persévérer, dans l'intérêt des générations à venir. Nous participons pleinement à la conduite des programmes internationaux conçus pour relever les défis complexes posés par les problèmes écologiques mondiaux et réaffirmons la responsabilité qui incombe à tous les pays de s'associer à la mission consistant à protéger la santé de notre planète.

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