eJournal USA: eJournal USA - Les Objectifs de politique étrangère des États-Unis

Encourager la prospérité économique aux États-Unis et à l'étranger

Daniel Sullivan
Secrétaire d'État adjoint chargé des affaires économiques, énergétiques et commerciales

Le département d'État au XXIe siècle : un champ d'action mondial

SOMMAIRE
Avant-propos
« Se battre pour la paix  » - Un nouveau paradigme pour la diplomatie publique
Construire des ponts entre les nations
Une nouvelle arène pour la concurrence des idées
L'équipe de gestion du département d'État
Des frontières sécurisées, des portes ouvertes
Des plates-formes de la diplomatie
Les employés locaux du service diplomatique sont le pont qui unit l'Amérique aux autres pays
Les questions liées à la politique régionale et bilatérale
La collaboration avec les organisations internationales
La lutte contre la criminalité internationale
Album de photos photo icon
Actions mondiales
La politique économique internationale
Encourager la prospérité économique aux États-Unis et à l'étranger
Au-delà des frontières nationales
La promotion de la démocratie à travers le monde
Dispenser de l'aide et de l'espoir à travers le monde
Les défis mondiaux
2007 : Année de commémoration de l'abolition de l'esclavage
Promouvoir le pouvoir d'action des femmes
La grippe aviaire et pandémique : La stratégie internationale des États-Unis
Renforcer la sécurité nationale
Sécurité internationale et non-prolifération
Aider les alliés et amis de l'Amérique au plan de la sécurité
Vérification, respect et mise en œuvre des accords relatifs aux armements
 

Daniel Sullivan
Daniel Sullivan
Département d'État des États-Unis

Au département d'État, où nous nous servons de la diplomatie pour promouvoir la prospérité économique sur notre territoire et à l'étranger de façon à rehausser la sécurité nationale des États-Unis, le dossier de l'énergie revêt une toute nouvelle importance.

Une croissance économique mondiale sans précédent, l'apparition de nouveaux gros consommateurs d'énergie, dont la Chine et l'Inde, et les inquiétudes en matière d'approvisionnement taxent les marchés énergétiques mondiaux. La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a mis en relief notre volonté d'assurer l'avenir énergétique des États-Unis en veillant à ce que le département d'État soit organisé de manière à pouvoir relever ce défi.

Énergie

La prise de conscience de l'importance que revêt le dossier de l'énergie a amené le département d'État à modifier quelque peu sa nomenclature. Son principal responsable économique est aujourd'hui le sous-secrétaire d'État chargé des affaires économiques, énergétiques et agricoles, signe que le dossier de l'énergie continuera de retenir l'attention aux échelons les plus élevés. Le mot « énergie » figure désormais dans l'appellation officielle de mon bureau, ce qui focalise notre attention. Dans le souci de faciliter la coordination entre les nombreux bureaux du département d'État qui ont trait à l'énergie (pour les affaires économiques, environnementales, régionales et autres), Mme Rice a nommé un conseiller spécial et coordonnateur chargé du dossier international de l'énergie, M. Gregory Manuel. Ce dernier veillera à ce que le département d'État collabore plus efficacement, tant au plan interne qu'avec les autres organismes fédéraux, en ce qui concerne les nombreux défis énergétiques liés à la politique étrangère.

Jim Burns, professeur d'ingénierie à la San Diego State University (Californie), est installé au volant de sa voiture hybride, dans son laboratoire sur le campus universitaire, en octobre 2005. Le tableau de bord est équipé d'un ordinateur qui surveille toutes les fonctions du véhicule. Cette voiture hybride consomme environ 3 litres aux 100 km et elle passe de 0 à 96 km/h en 4,3 secondes.
Jim Burns, professeur d'ingénierie à la San Diego State University (Californie), est installé au volant de sa voiture hybride, dans son laboratoire sur le campus universitaire, en octobre 2005. Le tableau de bord est équipé d'un ordinateur qui surveille toutes les fonctions du véhicule. Cette voiture hybride consomme environ 3 litres aux 100 km et elle passe de 0 à 96 km/h en 4,3 secondes.
© Images AP/Lenny Ignelzi

Cette nouvelle importance appuie nos efforts visant à promouvoir les quatre éléments clés de la politique des États-Unis en matière de sécurité énergétique, à savoir la diversification des sources d'approvisionnement, la coordination avec les pays consommateurs de pétrole, le dialogue avec les exportateurs de pétrole et la réduction de la dépendance mondiale vis-à-vis du pétrole.

L'existence de sources d'énergie fiables, d'un coût raisonnable et en quantités suffisantes est indispensable à l'objectif primordial de la politique des États-Unis, qui est d'encourager la croissance des États-Unis et des économies mondiales. À cette fin, les États-Unis œuvrent en étroite collaboration avec les autres pays consommateurs industrialisés par le biais de l'Agence internationale de l'énergie et d'autres instances, pour ce qui touche aux questions liées aux réserves pétrolières stratégiques et à l'amélioration de l'efficacité énergétique. Nous aidons la Chine et l'Inde à se doter de politiques énergétiques sécuritaires et durables dans le cadre de divers dialogues bilatéraux et multilatéraux.

Une croissance économique soutenue

Parallèlement aux efforts qu'ils déploient en vue de sécuriser les approvisionnements énergétiques, les États-Unis poursuivent d'autres stratégies susceptibles de créer les conditions propices à une croissance économique soutenue.

Aux laboratoires Sandia National sis à Albuquerque (Nouveau-Mexique), le président Bush visite l'ensemble des installations du ministère de l'énergie testant la capacité de conversion de l'énergie solaire captée à l'aide de miroirs et de panneaux solaires. Il est accompagné du président de Sandia, Thomas Hunter (à gauche), et de Peter Domenici, sénateur républicain du Nouveau-Mexique.
Aux laboratoires Sandia National sis à Albuquerque (Nouveau-Mexique), le président Bush visite l'ensemble des installations du ministère de l'énergie testant la capacité de conversion de l'énergie solaire captée à l'aide de miroirs et de panneaux solaires. Il est accompagné du président de Sandia, Thomas Hunter (à gauche), et de Peter Domenici, sénateur républicain du Nouveau-Mexique.
© Images AP/J. Scott Applewhite

En premier lieu, nous œuvrons à l'échelle mondiale de manière à encourager l'adoption de mesures rigoureuses de protection des investissements ainsi que l'ouverture de nouveaux marchés pour les exportations des États-Unis. L'économie des États-Unis est concurrentielle parce qu'elle est déjà parmi les plus ouvertes au monde. Nous tirons parti de nos exportations, qui ont progressé de près de 60 % au cours des dix dernières années, et de nos importations, qui améliorent notre compétitivité en diminuant les coûts de production, en aidant à juguler l'inflation et en relançant la demande de nos exportations.

Par conséquent, nous appuyons résolument l'objectif de la conclusion fructueuse du cycle de négociations commerciales multilatérales de Doha et nous n'épargnons aucun effort pour faire avancer ce processus. La poursuite du démantèlement des barrières commerciales et des obstacles aux flux d'investissements constitue l'un des moyens les plus efficaces de préparer le terrain pour la croissance économique et le relèvement du niveau de vie de par le monde.

En outre, les États-Unis ouvrent les marchés par le biais d'accords commerciaux tant régionaux que bilatéraux. Le plus ambitieux est l'accord de libre-échange nord-américain (Alena). Depuis son entrée en vigueur, en 1994, le commerce des États-Unis avec leurs deux partenaires, à savoir le Canada et le Mexique, a plus que doublé. Un autre accord de libre-échange, conclu récemment entre les États-Unis, l'Amérique centrale et la République dominicaine (soit sept partenaires commerciaux au total), commence déjà à porter ses fruits.

Les États-Unis ont conclu des accords bilatéraux de libre-échange (ALE) avec le Bahreïn, le Chili, la Jordanie, Israël, le Maroc, Oman et Singapour. En outre, des négociations sont en cours ou ont été menées à leur terme avec la Colombie, la Corée du sud, les Emirats arabes unis, l'Equateur, la Malaisie, le Panama, le Pérou et la Thaïlande. Par ailleurs, nous négocions des traités d'investissements bilatéraux (TIB), dont les dispositions sont pratiquement identiques à celles de nos ALE. Un TIB conclu avec l'Uruguay est entré en vigueur en 2006, et d'autres sont en cours de négociations.

D'autre part, nous nous employons à assurer l'ouverture des marchés et l'institution de règles équitables avec notre deuxième partenaire commercial, à savoir la Chine. Le commerce des biens entre nos deux pays a dépassé 300 milliards de dollars l'année dernière. Pour consolider ses relations économiques avec les États-Unis, la Chine doit honorer ses engagements vis-à-vis des États-Unis et des autres pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). À cette fin, notre gouvernement a mis en route un dialogue économique stratégique sino-américain. Noué sous l'égide du ministère des finances, ce dialogue constant s'accompagnera de réunions de haut niveau tenues deux fois par an, tour à tour dans l'une ou l'autre des deux capitales.

L'aviation, l'Internet, la biotechnologie et la propriété intellectuelle

Dans le souci d'appuyer plus encore le commerce et la croissance, notre bureau joue un rôle central dans les efforts visant à ouvrir davantage l'aviation internationale au transport des personnes et des marchandises par le biais d'un cadre juridique et réglementaire plus libéral. Depuis 1992, le département d'État a conduit des délégations qui ont négocié près de quatre-vingts accords dits de « ciel ouvert  », lesquels ont eu pour effet d'accroître les échanges, les investissements, l'emploi et les déplacements en multipliant les choix en matière de services tout en faisant baisser les prix.

Qui plus est, notre bureau joue un rôle prééminent dans la promotion du développement économique et de la liberté de l'Internet. En février 2006, la secrétaire d'État, Mme Rice, a établi un groupe de travail sur la liberté de l'Internet à travers le monde (le GIFT, Global Internet Freedom Task Force), lequel a pour mission de surveiller les mesures de censure adoptées à l'étranger. Le GIFT rend compte des moyens utilisés par les gouvernements pour exploiter la technologie et la réglementation afin de restreindre le flux de l'information. Notre bureau participe à d'autres initiatives visant à assurer la liberté de l'Internet, à promouvoir le secteur américain des télécommunications et à mieux gérer les communications internationales par satellites.

Deux caribous s'arrêtent sur une route passant par les champs de pétrole de Prudhoe Bay, à l'extrême nord de l'Alaska, en août 2006. Les centaines de caribous qui circulent dans les environs ont la priorité et il est interdit de les gêner. Les conducteurs de véhicules n'ont pas le droit de klaxonner et ils doivent céder le passage aux animaux. Deux caribous s'arrêtent sur une route passant par les champs de pétrole de Prudhoe Bay, à l'extrême nord de l'Alaska, en août 2006. Les centaines de caribous qui circulent dans les environs ont la priorité et il est interdit de les gêner. Les conducteurs de véhicules n'ont pas le droit de klaxonner et ils doivent céder le passage aux animaux.
© Images AP/Al Grillo

Par ailleurs, notre bureau joue un rôle central pour ce qui est de promouvoir la biotechnologie agricole et les cultures issues de la biotechnologie. Ces cultures offrent un potentiel énorme, et la surface mondiale cultivée a été multipliée par plus de 50 depuis leur introduction en 1996. En liaison avec d'autres organismes gouvernementaux, le département d'État encourage les gouvernements étrangers à réduire leurs barrières injustifiées à l'importation des cultures issues de la biotechnologie. Avec le Canada et l'Argentine, nous nous félicitons de la décision prise récemment par le groupe d'experts de l'OMC en matière de règlement des différends, lequel a conclu que l'Union européenne et ses États membres n'avaient pas fourni de justification valable à l'interdiction de certaines cultures issues de la biotechnologie.

Promouvoir la croissance implique aussi la lutte contre les infractions aux lois sur la propriété intellectuelle, piratage des brevets et des droits d'auteur et contrefaçon des marques déposées par exemple ; ces violations coûtent jusqu'à 250 milliards de dollars par an à l'industrie américaine, selon la Chambre de commerce des États-Unis. Nous œuvrons dans le cadre de diverses instances, dont le G8, le Groupe de travail États-Unis-Union européenne sur la propriété intellectuelle, l'OMC, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, et en vertu de divers accords bilatéraux et régionaux de libre-échange, en vue de poursuivre en justice les contrevenants.

Le terrorisme

Le terrorisme fait planer une menace considérable sur la croissance économique. Notre bureau joue un rôle important dans la lutte contre le terrorisme en s'efforçant d'enrayer son financement. Le bureau chargé des questions liées au financement du terrorisme et de la politique en matière de sanctions économiques est un participant essentiel aux efforts visant à geler les avoirs des terroristes et à perturber les activités des organisations terroristes. Nous nous employons à mobiliser un soutien international aux démarches antiterroristes, à encourager les pays à geler les avoirs des terroristes et à formuler de nouvelles initiatives afin de renforcer la coopération internationale contre le financement du terrorisme.

Par ailleurs, nous sommes sensibles à la situation des États en situation d'échec ayant peu de possibilités économiques qui peuvent exporter des menaces terroristes sur nos rivages. Bien que la pauvreté à l'étranger ne soit pas une cause de terrorisme, en combattant la pauvreté et les maladies et en encourageant la croissance économique, la réforme et la lutte contre la corruption dans le monde entier, nous pouvons contribuer à l'élimination des conditions qui engendrent le désespoir et qui créent un terrain propice facilitant l'embrigadement par les terroristes.

La reconstruction et la lutte contre la corruption

Notre bureau participe aux efforts de reconstruction dans les pays qui ont été en proie à un conflit, tels Haïti, l'Irak, le Liban et le Libéria. Nous contribuons à la formulation du « Compact international avec l'Irak  », initiative qui énonce les objectifs du gouvernement irakien et les raisons pour lesquelles la communauté internationale doit lui apporter son appui.

Par ailleurs, nous avons pris l'initiative d'efforts visant à améliorer le climat des investissements et les perspectives de la croissance encouragée par le secteur privé de par le monde. À cet égard, il convient de citer la stratégie du président Bush contre la kleptocratie et l'Initiative pour la transparence dans l'industrie extractive (EITI). Les États-Unis appuient la Convention des Nations unies contre la corruption, le premier forum véritablement mondial dans ce domaine.

En outre, notre bureau prend part à des initiatives qui visent à alléger et à stabiliser la dette des pays les plus pauvres. Nous suivons de près les opérations de prêts commerciaux, mettant en jeu des sommes considérables, qui sont octroyés aux pays en développement à faible revenu par de grands pays à marché émergent, lesquels ne participent pas à l'allègement de la dette. Nous nous employons à améliorer la coordination avec les créanciers et à limiter les prêts non concessionnels qui sont consentis aux pays bénéficiaires d'un allègement de leur dette.

Les activités du Bureau économique couvrent un large éventail, qui va du commerce avec les pays les plus grands à l'allègement de la dette en faveur des pays les plus pauvres. La création de liens entre les uns et les autres constitue notre priorité numéro un pour encourager la croissance économique dans notre pays et à l'étranger. En nous concentrant comme nous le faisons aujourd'hui sur les moyens d'assurer la sécurité de nos fournitures énergétiques critiques, nous faciliterons la création des conditions propres à encourager la croissance tout au long du XXIe siècle.

http://www.state.gov/e/

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