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Les États-Unis :
inextricablement liés au reste du monde

Walter Russell Mead, Scott Erwin et Eitan Goldstein

Événements importants dans les relations extérieures des États-Unis (1900-2001)

SOMMAIRE
Avant-propos
Introduction
Les États-Unis : inextricablement liés au reste du monde
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Le canal de Panama : un couloir maritime essentiel au monde
La guerre froide : une mise à l'épreuve de la puissance américaine et un affrontement d'idées
Le plan Marshall : une stratégie qui fit ses preuves
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Le plan Marshall : sa réalisation en photos
L'affaire du canal de Suez : une crise qui changea l'équilibre des forces au Moyen-Orient
L'Exposition universelle et internationale de Bruxelles (1958)
Nixon en Chine : un tournant dans l'histoire du monde
La « diplomatie du ping-pong  » a amorcé les relations sino-américaines
Le commerce et l'économie, moteurs des relations extérieures des États-Unis
Après la guerre froide
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Événements importants dans les relations extérieures des États-Unis
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« Dès lors, il est manifeste que l'idéalisme imprègne de manière durable la politique étrangère des États-Unis. Toutefois, cette caractéristique n'est qu'un des maillons d'un processus dynamique et complexe. Elle doit constamment faire contrepoids à la dure réalité des impératifs stratégiques. »

M. Walter Russell Mead est chargé de recherche principal spécialisé dans la politique étrangère des États-Unis et MM.Scott Erwin et Eitan Goldstein sont attachés de recherche, au Council on Foreign Relations (organisme indépendant d'étude des affaires étrangères).

Le cuirassé West Virginia de la marine des États-Unis peu de temps après l'attaque de Pearl Harbor (Hawaï), le 7 décembre 1941
Le cuirassé West Virginia de la marine des États-Unis peu de temps après l'attaque de Pearl Harbor (Hawaï), le 7 décembre 1941.
(© AP/WWP)

Pour reprendre les propos de l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger, la politique étrangère des États-Unis se définit par ses oscillations entre l'idéalisme animé d'un esprit de croisade et l'isolationnisme à œillères. Toute pratique qu'elle soit, cette dichotomie bien connue - celle d'un pays qui fait la chasse à d'imaginaires moulins à vent ou qui pratique cyniquement la politique de l'autruche - masque les courants qui guident depuis longtemps la politique étrangère des États-Unis. La conviction selon laquelle ce pays a pour destinée unique d'être le moteur du rayonnement de la démocratie, de l'économie de marché et de la liberté individuelle s'est révélée un élément immuable des contacts des États-Unis avec le reste du monde. Certes, les responsables n'ont pas toujours été d'accord sur la façon de promouvoir ces objectifs ni sur la capacité des États-Unis de produire les changements désirés. Pour autant, les responsables américains de toutes tendances politiques maintiennent depuis longtemps que la réussite du projet américain dépend dans une grande mesure des événements qui surviennent dans le reste du monde.

Que des frères ennemis tels que les présidents Woodrow Wilson (1913-1921) et Théodore Roosevelt (1901-1909) aient envisagé sous un jour expansionniste les intérêts des États-Unis et qu'ils aient cru l'un et l'autre que le sort de ce pays fût inextricablement lié au caractère et au comportement des nations du monde entier souligne l'ampleur de cette conception du monde. « Bon gré mal gré, nous sommes des participants à la vie du monde (...) Ce qui affecte l'humanité est inévitablement notre affaire », affirmait Woodrow Wilson. Théodore Roosevelt envisageait le rôle mondial des États-Unis sous un angle aussi vaste : « Oui, la moralité internationale existe. J'épouse cette notion en tant qu'Américain (...) qui s'efforce loyalement de servir les intérêts de son pays, mais qui s'efforce aussi de faire ce qu'il peut pour la justice et la probité vis-à-vis de l'humanité dans son ensemble, et qui se sent donc obligé de juger tous les autres pays en fonction de leur comportement à tout moment. » Dès lors, il est manifeste que l'idéalisme imprègne de manière durable la politique étrangère des États-Unis. Toutefois, cette caractéristique n'est qu'un des maillons d'un processus dynamique et complexe. Elle doit constamment faire contrepoids à la dure réalité des impératifs stratégiques. Roosevelt justifiait ces contraintes et leurs inévitables compromis en rappelant que « la poursuite d'un noble idéal doit s'accompagner du recours à des méthodes pratiques ; et si nous ne pouvons pas atteindre tous nos objectifs en un seul bond, nous devons progresser pas à pas, étant raisonnablement satisfaits tant que nous avançons un tant soi peu dans la bonne direction. » Ainsi, au lieu de la voir osciller entre l'isolationnisme et l'engagement, il est préférable d'envisager la politique étrangère des États-Unis comme le reflet d'une tension constante entre des idéaux et des intérêts qui s'opposent.

Dès lors, la diplomatie américaine du XXe siècle se résume en grande partie aux efforts déployés par les responsables pour trouver l'équilibre entre intérêts et idéaux. C'est une idée qu'a reprise récemment la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, quand elle a déclaré : « la politique étrangère des États-Unis a toujours comporté (...) un élément d'idéalisme (...) Il ne s'agit pas simplement de parvenir à une solution coûte que coûte car il nous faut agir dans le contexte de principes et de valeurs. De ce fait, la responsabilité nous incombe à nous tous d'adopter des mesures qui soient ancrées dans ces valeurs et de les appliquer au jour le jour de manière à progresser sans cesse vers un objectif (...) Ce qui compte, c'est le rapport, le lien opérationnel au jour le jour, entre ces idéaux et les résultats de l'action du gouvernement. » En qualifiant d'« idéalisme pratique » la stratégie du gouvernement, Condoleezza Rice a cerné aussi clairement que ses prédécesseurs le fond même du problème qui s'est posé aux États-Unis dans leurs rapports avec le monde au XXe siècle. À des carrefours de l'histoire au siècle dernier, le conflit entre leurs intérêts et leurs idéaux a été particulièrement clair. Et à ces moments-là, la politique étrangère des États-Unis s'est révélée tenir à la fois d'un optimisme utopien et d'un pragmatisme impitoyable, souvent simultanément.

Le président Woodrow Wilson
Le président Woodrow Wilson
(© AP/WWP)

Le président Théodore Roosevelt
Le président Théodore Roosevelt
(© AP/WWP)

Le nom même de Woodrow Wilson est devenu synonyme de l'idéalisme américain. Sa détermination à « faire du monde un endroit sûr pour la démocratie » galvanisa l'opinion publique aux États-Unis quand le pays qui était naguère isolationniste entra en guerre. Le plaidoyer de l'ancien professeur pour l'autodétermination résonna profondément parmi les nationalistes du monde entier, et Wilson lui-même fut assimilé à une figure quasi-messianique. Un journaliste du quotidien The Washington Post qui retraçait la révolte de l'Égypte contre le gouvernement britannique au printemps 1919 fit remarquer que les nationalistes égyptiens « s'enflammaient pour les idéaux de Wilson  ». « Dans les rassemblements et les émeutes, ils scandent les principes de Wilson », écrivit-il. Se fondant sur ces principes, les nationalistes égyptiens implorèrent le Sénat américain d'appuyer l'accession à l'indépendance de leur pays. Wilson affirma néanmoins que Washington soutenait la politique britannique en Égypte. Si le soutien des États-Unis à la liberté pendant et après la guerre demeura essentiellement de pure forme, la doctrine de Wilson se révéla le pivot du rayonnement de la démocratie au XXe siècle.

Pour autant, l'esprit de croisade de Wilson se doublait d'un réalisme pur et dur. Tout prêt qu'il fût à déplorer le traitement brutal des Arméniens par les Turcs, par exemple, il n'en résista pas moins aux pressions en faveur d'une déclaration de guerre contre les Turcs de crainte de compromettre la présence de missionnaires américains au Moyen-Orient. De fait, le refus des États-Unis de déployer des forces américaines pour soutenir l'État arménien naissant, dans la foulée de la Première Guerre mondiale, contribua à la défaite rapide de l'Arménie. De même, la façon dont Wilson livra la guerre dément toute velléité d'idéalisme bon enfant. Il fit jouer toute la puissance de la machine de guerre des États-Unis, fort du principe de « la force sans parcimonie ni mesure ». Ainsi le rôle de Washington pendant la Première Guerre mondiale révèle-t-il une stratégie animée par le mariage d'intérêts étroitement définis et de principes profondément ancrés.

Le comportement des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale illustre de manière encore plus visible le conflit entre les valeurs et les contraintes géopolitiques des États-Unis. Près d'un an avant le bombardement de Pearl Harbor par les Japonais, le président Franklin Roosevelt (1933-1945) prononçait son célèbre discours dit des « quatre libertés » dans lequel il déclara que l'homme, « où qu'il vive au monde  », avait droit à la liberté d'expression et de culte ainsi qu'à la liberté de vivre à l'abri du besoin et de la peur. Ces principes deviendront le cri de ralliement des États-Unis à leur entrée dans la Première Guerre mondiale et ils présentèrent à l'Américain moyen le cadre idéologique du combat à livrer. Pour autant, si l'artiste Norman Rockwell immortalisait les quatre libertés dans une série de tableaux publiés dans le quotidien The Saturday Evening Post Roosevelt négociait un partenariat avec une Union soviétique totalitaire. La Russie de Joseph Staline, en proie à des purges sanglantes, à des simulacres de procès et à des famines orchestrées par l'État, était une alliée au mérite douteux pour ce qui était de faire avancer les principes dont Roosevelt se voulait le chantre.

En juillet 1941, Roosevelt envoya son fidèle conseiller Harry Hopkins jusqu'en Russie pour qu'il évalue l'engagement de Staline et la volonté de ce dernier d'être un partenaire stratégique en qui on pouvait avoir confiance. Hopkins souligna le dilemme idéologique que posait une alliance avec l'Union soviétique ; sa visite, rapporta-t-il à Roosevelt, faisait ressortir « la différence entre la démocratie et la dictature  ». Le président prit le parti d'acheminer en URSS une aide d'un montant d'un milliard de dollars, première phase d'un afflux d'aide massif des États-Unis, et d'autoriser la production d'une série de films de propagande, destinés au public américain, qui présentaient Staline comme un homme honnête et qui justifiaient les excès violents de l'URSS. Sa volonté de maintenir l'alliance américano-soviétique obligea le président Roosevelt à transiger avec un engagement durable en faveur du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. L'éclipse des valeurs américaines traditionnelles par des intérêts stratégiques amena le président George W. Bush à se lamenter que la diplomatie des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale avait « sacrifié la liberté au nom de la stabilité  ».

Pour autant, il ne faut pas voir dans le ralliement de Roosevelt à l'Union soviétique l'abandon des idéaux des États-Unis. Certes, le président avait aligné les États-Unis sur un régime brutal, mais il avait aussi saisi l'occasion de faire progresser la démocratie et l'autodétermination en jetant les fondements d'un ordre international compatible avec les idéaux américains. Au grand chagrin de ses alliés européens, Roosevelt était un fervent ennemi de l'impérialisme et il chercha à déloger les Britanniques et les Français de leurs lointaines colonies. À l'occasion d'un dîner avec le sultan du Maroc lors de la conférence de Casablanca (1943), Roosevelt offrit d'appuyer l'accession à l'indépendance du Maroc, ce qui fit grincer des dents Churchill, assis de l'autre côté de la table, parce qu'il craignait pour les colonies britanniques. En outre, Roosevelt dénonça la présence des Britanniques en Afrique occidentale et celle de la France en Indochine, qu'il jugeait incompatibles avec les objectifs professés par les alliés pendant la guerre. Par ailleurs, il aspirait à corriger les erreurs commises par le traité qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Il conçut l'idée d'une organisation internationale qui serait capable d'assurer la sécurité collective et d'éviter une nouvelle conflagration mondiale. L'Organisation des Nations unies sera créée par son successeur, mais c'est la vision de Roosevelt qui sera reflétée dans sa composition originale. Dès lors, pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis firent preuve d'un sens tactique en s'alliant avec une dictature répressive tout en maintenant un plus vaste engagement stratégique en faveur de la promotion des valeurs américaines.

Immédiatement après son accession imprévue à la présidence, à la suite du décès de Roosevelt en 1945, Harry Truman dut faire face à d'énormes défis. Au premier abord, Truman ne présentait guère de similarités avec son suave prédécesseur patricien. Autodidacte et formé à la politique sur le tas et à la dure, Truman, à l'instar de Roosevelt, élabora une politique fondée sur l'amalgame des intérêts et des idéaux des États-Unis. La même année où il fit s'abattre une destruction sans précédent sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki, Truman exalta le projet de charte de l'ONU, « cause profonde de remerciement à Dieu tout-puissant  ». L'attachement sincère du président à une organisation « déterminée à sauvegarder les générations futures contre le fléau de la guerre », avec pour toile de fond « la guerre sans merci » des États-Unis contre le Japon exemplifie l'alliance distinctive d'un idéalisme exaltant et d'un réalisme strict qui caractérisa la politique étrangère des États-Unis au XXe siècle.

Le président Franklin Roosevelt (à droite) déjeune avec son vice-président, Harry Truman, en 1944 à la Maison-Blanche.
Le président Franklin Roosevelt (à droite) déjeune avec son vice-président, Harry Truman, à la Maison-Blanche en 1944.
(© AP/WWP)

Les anciens présidents George H.W. Bush et Bill Clinton à la Maison Blanche en 2005.
Les anciens présidents George H.W. Bush et Bill Clinton à la Maison Blanche en 2005.
(© AP/WWP)

Peut-être plus que tout autre président pendant le siècle dernier, Truman sut marier les intérêts et les idéaux des États-Unis. Le plan Marshall, ambitieux programme de secours en faveur d'une Europe assaillie de difficultés dans l'après-guerre, renfloua l'économie des pays qui s'effondrait et repoussa la progression des communistes. L'accent mis sur la libre entreprise démantela les barrières économiques en Europe, ce qui aida cette dernière à se redresser rapidement et posa les fondements de l'intégration européenne. Célébré par Winston Churchill comme « l'acte le plus désintéressé dans les annales de l'histoire de l'humanité  », le plan Marshall réconcilia les tensions, de manière providentielle, même pour un temps seulement, entre les contraintes stratégiques des États-Unis et leurs valeurs profondes. Au cours des quarante années qui suivirent - l'époque de la guerre froide - les dirigeants américains réussirent rarement avec autant de bonheur à allier principes et sens pratique. La plupart du temps, c'est toutefois le réalisme froid et calculé qui prit le dessus.

Le démantèlement de l'Union soviétique et le triomphe apparent de la démocratie libérale ne sonnèrent pas le glas du conflit entre les intérêts et les idéaux américains. Les relations des États-Unis avec la Chine pendant les années 1990 prouvèrent que cette tension inéluctable tenait bon. Le président Bill Clinton (1993-2001) entra en fonctions quand les relations sino-américaines étaient au creux de la vague, consécutivement à la vente de chasseurs F-16 à Taïwan par le premier gouvernement Bush. Les sanctions imposées consécutivement au massacre de la place Tiananmen et les appels de son propre parti au durcissement de la position des États-Unis devant la poursuite des violations des droits de l'homme par la Chine continuèrent d'exacerber les relations sino-américaines et forcèrent le président, en 1993, à promulguer un décret liant la situation qui prévalait en Chine en matière de droits de l'homme au renouvellement de la clause de la nation la plus favorisée en faveur de ce pays. Flanqué par le Dali Lama et Chai Ling, l'un des chefs du soulèvement de Tiananmen, le chef de la majorité au Sénat, George Mitchell, proclama d'un ton triomphant : « Pour la première fois depuis les événements de Tiananmen, il y a près de quatre ans, nous avons un président qui est disposé à agir en vue de promouvoir un changement positif. »

Ce noble idéalisme succomba rapidement à une confluence de facteurs : les intérêts commerciaux des États-Unis en Chine, les pressions exercées par le ministère de la défense à la lumière de la crise qui se pointait à l'horizon consécutivement aux essais nucléaires effectués par la Corée du Nord et à la série d'échanges publics acrimonieux avec Pékin. Du coup, Bill Clinton fut contraint de chambouler sa politique commerciale envers la Chine. Arguant que le respect des idéaux américains constituait l'arme la plus puissante pour l'intégration de la Chine à l'économie mondiale, le président adopta une politique d'engagement et, en mai 1994, il dissocia le statut de la Chine sur le plan commercial de son comportement en matière de droits de l'homme. Le ministre des finances, Robert Rubin, justifia ce volte-face en expliquant qu'il était dans l'intérêt des États-Unis « de favoriser l'accélération de l'intégration de l'économie chinoise à l'économie mondiale ». « Qu'on ne s'y trompe pas : nous avons des désaccords profonds avec la Chine dans le domaine des droits de l'homme, de la liberté religieuse, de la sécurité et des questions économiques (...) La question qui se pose, c'est de trouver la meilleure façon de faire avancer nos intérêts et nos convictions. Nous sommes convaincus que le processus d'engagement constitue le moyen le plus probable d'aller de l'avant dans tous ces dossiers. » A l'automne 1996, le président Clinton mit en route une campagne de trois ans visant à obtenir l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce. La Chine finit par s'intégrer à l'économie mondiale (ce qui est largement considéré comme le plus grand accomplissement de Bill Clinton sur le terrain de la politique étrangère), mais non sans mal : c'est un exemple de plus de l'opposition entre les idéaux et les intérêts américains.

Le discours que prononça le président George W. Bush à l'occasion de sa seconde entrée en fonctions illustre le degré auquel la tension de longue date entre idéaux et intérêts a défini la politique étrangère des États-Unis. Proclamant que « les intérêts vitaux et les convictions les plus profondes des États-Unis ne font plus qu'un  », la vision du président vise à réussir l'harmonisation de forces opposées. Toutefois, le conflit entre les valeurs et les impératifs stratégiques des États-Unis ne se résoud pas toujours aussi facilement ; nonobstant les joutes oratoires du président, les principaux alliés des États-Unis, tels le Pakistan et l'Arabie saoudite, gouvernent souvent d'une manière contraire à l'éthique américaine. Aujourd'hui comme naguère, l'équilibre des intérêts vitaux des États-Unis et de la fidélité à leurs idéaux demeurera le principal défi que devront relever les dirigeants américains tout au long du XXIe siècle.

Événements importants dans les relations extérieures des États-Unis (1900-2001)

Les opinions exprimées dans le présent article ne reflètent pas nécessairement les vues ou la politique du gouvernement des États-Unis.

Événements importants dans les relations extérieures des États-Unis (1900-2001)