Les agents aux frontières : premiers à protéger, premiers à accueillir
Kathleen Faws
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Je m'appelle Kathleen Faws et je suis agent des douanes et de la protection des frontières au port de Washington de l'aéroport international de Washington Dulles, juste à la périphérie de la capitale fédérale des États-Unis. Je vois en moyenne de 200 à 300 voyageurs par jour de tous les milieux dont beaucoup ont des raisons intéressantes de venir aux États-Unis. Par le biais des questions que je pose à tous les passagers sur le but de leur visite, j'ai rencontré des parents qui venaient rendre visite à des enfants qui soit étudiaient dans des écoles américaines soit s'étaient installés de manière permanente aux États-Unis et avaient eux-mêmes des enfants. J'ai rencontré un couple qui venait voir leur fils, étudiant à une université. Lorsque je leur ai demandé combien de temps ils comptaient rester, ils ont répondu environ deux semaines. Puis, la femme a souri et a ajouté qu'ils resteraient deux semaines à moins que leur fils ne les renvoie à la maison avant. Étant moi-même mère, j'ai immédiatement compris ce qu'elle voulait dire et nous avons bien ri ensemble.
Un autre passager venait de Grande-Bretagne rendre visite à des Américains anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale. Lorsqu'il était petit, l'avion qui transportait ces hommes avait atterri en catastrophe dans un pré de la ferme de ses parents en Angleterre. Les années précédentes, la plupart de leurs réunions s'étaient tenues dans la ferme familiale mais maintenant qu'il était plus difficile à ces vétérans vieillissants de se déplacer, c'est lui qui venait aux États-Unis pour leur réunion. J'aime surtout parler aux enfants qui viennent aux États-Unis pour la première fois. S'ils viennent visiter Washington, je leur demande plus précisément ce qu'ils voudraient voir avant tout. Un petit garçon m'a dit qu'il voulait voir le Musée de l'air et de l'espace. Quelques instants plus tard, il a ajouté que sa sœur voulait voir Toys-R-Us, un magasin de jouets. S'il leur est agréable de rencontrer des voyageurs de milieux si divers, la mission des agents des douanes est de garder les frontières de leur pays. Ils constituent la première ligne de défense et il est de leur devoir de faire respecter les lois américaines et de protéger le public américain contre les terroristes et les instruments de terreur. Ici, à l'aéroport international de Washington, nous accueillons chaque jour environ 72 vols dont les passagers viennent de tous les coins du monde. Il est de notre responsabilité de nous assurer qu'ils ont les papiers voulus, que ce soit ou non leur première visite aux États-Unis. Nous devons travailler assez rapidement parce qu'un grand nombre de passagers arrive en même temps et que beaucoup d'entre eux ont des vols de correspondance. Nous devons vérifier en quelques minutes si le passager est bien celui qu'il dit être, qu'il a les papiers voulus et qu'il n'est pas aux États-Unis pour faire du tort à notre pays, matériellement ou économiquement. Les nouvelles mesures de sécurité qui ont été récemment instituées nous aident. Nous vérifions les passeports, les photos et les visas en consultant plusieurs banques de données pour nous assurer qu'ils n'ont pas été volés ou modifiés, nous relevons et comparons les empreintes digitales par des moyens électroniques et nous avons un court entretien avec les voyageurs pour déterminer s'ils sont habilités à entrer. La plupart des voyageurs ont entendu parler du programme US-VISIT (United States Visitor and Immigration Status Indicator Technology) qui a été mis en place pour accroître la sécurité des ressortissants américains et des visiteurs, rendre le commerce et les déplacements internationaux plus faciles, garantir l'intégrité de notre système d'immigration et protéger la vie privée de nos visiteurs. En règle générale, nous appliquons la procédure US-VISIT à tous les passagers ayant entre 14 et 79 ans. Elle inclut la saisie par scanner numérique des empreintes des index des deux mains, et une photo. Elle est très rapide et n'ajoute guère de temps au processus d'inspection. Beaucoup de voyageurs sont maintenant « rodés » à cette procédure et ils comprennent que c'est une importante mesure de sécurité. D'une manière générale, les seuls à manifester un certain mécontentement à son égard sont les moins de 14 ans qui sont déçus que l'on ne prenne pas leurs empreintes digitales et leur photo. Cela doit leur paraître amusant. Tous les agents des douanes et de la protection des frontières ont une lourde responsabilité : celle de pouvoir accorder ou refuser le droit d'entrer aux États-Unis et d'être la première personne à accueillir les voyageurs légitimes. Nous sommes fiers de bien faire notre travail.
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