eJournal USA: Les Objectifs de politique étrangère des États-Unis

Démystifier la procédure d'établissement des visas

revue électronique

SOMMAIRE
Avant-propos
Introduction
Démystifier la procédure de visa
De l'autre côté du guichet des passeports
Les agents aux frontières : premiers à protéger, premiers à accueillir
Quelque chose pour tout le monde
Une tournée musicale des États-Unis
Photothèque photo icon
Trésors américains
Recevoir une éducation de qualité et apprendre à connaître les États-Unis
L'occasion d'une vie : les admissions d'étudiants étrangers aux États-Unis
L'enseignement supérieur aux États-Unis : l'aspect financier
« Une décision que vous ne regretterez jamais »
« Une expérience extraordinaire »
« Une merveilleuse opportunité »
Les voyages d'affaires aux États-Unis
« J'entre et je sors sans problèmes »
« Sécurité renforcée, incommodité minime »
Bibliographie
Sites d'Internet
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Photo AP/WWP de Marcio Jose Sanchez
Photo AP/WWP de Marcio Jose Sanchez

ENCADRÉS
Biométrie : de la couleur des yeux aux empreintes iridiennes

Enlever ses chaussures, écarter les bras ? Les nouvelles règles imposées aux voyageurs

Photographies d'identité

Le présent article contient des renseignements de base sur la procédure de délivrance des visas, un glossaire de termes spécialisés ainsi que des encadrés qui fournissent des indications complémentaires sur la biométrie, les règles récentes à même d'affecter les voyageurs et quelques statistiques sur les voyages aux États-Unis.

Comme tout autre pays d'accueil, les États-Unis veulent avoir des informations de base sur leurs hôtes : leur identité, leur date d'arrivée et leur date de départ. Ces renseignements sont recueillis dans le cadre de la procédure de délivrance des visas. La plupart des ressortissants de pays étrangers doivent être en possession d'un visa pour entrer aux États-Unis, et la grande majorité des gens qui souhaitent venir dans notre pays ne rencontrent pas d'obstacles insurmontables.

GLOSSAIRE
  • Biométrie
  • Carte de passage de la frontière (BCC)
  • Passeport à puce
  • Commerce libre et sécurisé (FAST)
  • Passeport à lecture optique (MRPs)
  • NEXUS
  • Visa de non-immigrant (NIV)
  • Système NSEERS d'inscription départ/sortie liée à la sécurité nationale
  • Réciprocité
  • Programme SENTRI - Réseau électronique sécurisé pour l'inspection rapide des voyageurs
  • Sytème d'information SEVIS relatif aux étudiants et aux participants à des programmes d'échange
  • Programme US-VISIT
  • Programme d'exemption de visa (VWP)
  • Initiative relative aux ressortissants de pays du continent américain
    • En 2004, près des trois quarts de tous les demandeurs ont vu leurs démarches aboutir. Parmi ceux qui sollicitaient un visa d'étudiant, environ 80 % ont vu leurs efforts couronnés de succès.
    • Par ailleurs, l'année dernière, le nombre des voyageurs venus pour affaires ou pour des raisons touristiques a affiché une hausse de 12 %, tandis que le nombre d'étudiants qui sont entrés sur le territoire des États-Unis en possession d'un visa de non-immigrant a progressé de 4 %.

    Les visas

    Un visa est un document qui permet à son titulaire de demander l'autorisation de franchir la frontière du pays qui l'a délivré. Conformément à la loi des États-Unis, c'est au département d'État qu'incombe la délivrance des visas. L'un de ses agents consulaires, après avoir examiné les papiers du demandeur et avoir convoqué ce dernier pour un bref entretien, détermine si celui-ci remplit les conditions requises : c'est ce qu'on appelle la procédure d'attribution. Ce sont les agents consulaires qui ont le dernier mot dans toutes les affaires de visas.

    De même que le fait de remplir un formulaire de demande ne garantit pas l'octroi d'un visa, le fait d'être en possession d'un visa ne garantit pas l'entrée aux États-Unis. La détention de ce titre indique simplement qu'un agent consulaire a examiné la demande du porteur et qu'il a déterminé que celui-ci remplissait les conditions requises pour se rendre à un poste-frontière des États-Unis à des fins précises.

    Au poste-frontière, c'est un agent d'immigration qui devra décider d'autoriser le titulaire du visa à franchir la frontière ou non. Seul ce fonctionnaire, qui relève du ministère de la sécurité intérieure (DHS, Department of Homeland Security), est compétent pour admettre des ressortissants étrangers aux États-Unis. Ceci dit, il est très inhabituel qu'un voyageur titulaire d'un visa délivré en bonne et due forme soit refoulé à la frontière.

    La procédure

    La première démarche à accomplir quand on veut obtenir un visa d'entrée aux États-Unis consiste à remplir un formulaire de demande, le DS-156 (http://evisaforms.state.gov). Il faut ensuite prendre rendez-vous avec l'ambassade des États-Unis de son pays (http://travel.state.gov/travel/tips/embassies/embassies_1214.html). Muni de son formulaire dûment rempli, de son passeport, d'une photo d'identité et de justificatifs, le voyageur sera reçu à l'ambassade ou au consulat, où il sera interrogé sur le motif de son séjour. Il devra s'acquitter des frais de constitution de son dossier, soit 100 dollars à l'heure actuelle. Le visa qui lui sera délivré lui donne le droit de se rendre à un point d'entrée des États-Unis, où un autre fonctionnaire examinera une fois de plus ses documents avant de l'autoriser à franchir la frontière.

    Cette procédure a été légèrement modifiée depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001, pour des raisons de sécurité :

    • Tous les demandeurs de sexe masculin âgés de 16 à 45 ans sont tenus de remplir un formulaire supplémentaire, le DS-157, dans lequel ils doivent donner des renseignements détaillés sur leurs déplacements antérieurs et leur affiliation à diverses institutions. Les agents consulaires sont autorisés à demander à d'autres voyageurs de remplir ce formulaire.
    • Tous les étudiants et les visiteurs associés à un programme d'échange, indépendamment de leur nationalité, doivent remplir un formulaire supplémentaire et s'inscrire au SEVIS par le biais de l'institution qui les parraine.
    • Pratiquement tous les demandeurs doivent avoir un entretien en personne avec un agent consulaire. Auparavant, les agents consulaires pouvaient accorder une dérogation, et certains agents de voyage étaient autorisés à soumettre les demandes de visa pour leurs clients. Comme ce n'est plus le cas, le département d'État a considérablement augmenté le nombre de ses agents consulaires ces trois dernières années et il s'est employé à améliorer le système de prise de rendez-vous.
    • Des dispositifs techniques ont été mis en place pour faciliter le partage électronique non seulement des fichiers relatifs aux demandes de visas et des renseignements recueillis tant par les organes chargés de l'application des lois que les organismes de veille, mais aussi des informations concernant les inscriptions des étudiants. Depuis 2004, les techniques, la consolidation des banques de données et la correction des problèmes susceptibles de se faire jour dans ces domaines ont fait l'objet d'améliorations considérables, de sorte que le nombre de dossiers en instance a été réduit.
    • Depuis 2004, les ambassades ont pour instructions d'accélérer la procédure de délivrance de visas aux étudiants et aux personnes qui se déplacent pour affaires. Dès lors, les consulats ont mis en place un système de prise de rendez-vous et ils accordent une attention prioritaire au traitement de ces demandes.
    • Les États-Unis et beaucoup d'autres pays commencent à adopter des visas, passeports et autres documents d'entrée et de sortie qui soient impossibles à falsifier, lisibles en machine et assortis d'une photographie numérique ainsi que d'identifiants biométriques, empreintes digitales par exemple. Ainsi le voyageur dont les empreintes digitales des deux index auront été saisies par scanner au moment de la demande de visa devra-t-il se soumettre à la même procédure à son arrivée aux États-Unis, à titre de vérification.
    • Tous les transporteurs maritimes et aériens sont tenus de fournir aux agents d'immigration des États-Unis des renseignements sur l'identité de tous leurs passagers.
    • Les passagers qui seraient tenus d'obtenir un visa pour entrer aux États-Unis sont soumis à la même obligation s'ils transitent par les États-Unis.

    Ces obligations et les coûts associés à la délivrance d'un visa sont comparables aux démarches qu'imposent les autres démocraties ; l'obligation d'être titulaire d'un visa, la perception de droits et les éventuelles restrictions imposées se fondent sur le principe de la réciprocité avec les autres pays : autrement dit, les ressortissants des États-Unis sont soumis à des formalités comparables quand ils se rendent à l'étranger.

    Prendre ses dispositions : prévoir le temps d'attente

    Même si les délais ont été considérablement réduits ces derniers temps, le voyageur doit cependant rester prudent et commencer les formalités de demande de visa dès qu'il forme l'intention de se déplacer. Il faut du temps pour remplir tous les formulaires, réunir les documents qui doivent être présentés au moment de l'entretien avec un agent consulaire et obtenir un rendez-vous à cette fin.

    Comme chaque voyageur constitue un cas particulier, les formalités (et le temps qu'il faut pour les accomplir) varient d'une personne à l'autre. Les personnes désireuses de venir aux États-Unis pour faire des études ou pour travailler, par exemple, doivent remplir des formulaires supplémentaires et fournir plus de documentation que les touristes.

    De même, les délais pour obtenir un rendez-vous varient en fonction des pays. Les ambassades des États-Unis affichent leur estimation des temps d'attente au site http://travel.state.gov/visa/temp/wait/tempvisitors_wait.php. Les étudiants et les voyageurs pour affaires doivent se renseigner au sujet de la procédure accélérée.

    Le département d'État est déterminé à rendre la procédure de demande de visa plus facile à comprendre. Dans cet esprit, nous proposons à la fin de cette revue une liste de ressources importantes.

    L'entretien

    Il est de la plus haute importance que le voyageur se prépare minutieusement à l'entretien qu'il aura avec un agent consulaire.

    Le voyageur doit présenter non seulement un formulaire dûment rempli, le récipissé confirmant le paiement des droits, un passeport valide et une photo d'identité répondant à des critères précis, mais aussi des documents visant à prouver qu'il a l'intention de retourner dans son pays à la fin de son séjour aux États-Unis.

    Quiconque sollicite un visa d'étudiant doit aussi présenter un reçu confirmant le paiement des droits associés au formulaire SEVIS I-901 [http://www.ice.gov/graphics/sevis/i901/faq2.htm]

    Lors d'un entretien de courte durée, un agent consulaire demandera à la personne qui sollicite l'octroi d'un visa d'expliquer les raisons du séjour qu'elle compte faire aux États-Unis et il examinera les documents qui lui seront soumis. En outre, l'empreinte des deux index du demandeur sera saisie par scanner numérique sans encre, conformément aux mesures de sécurité prévues dans le cadre du programme US-VISIT, et l'agent consulaire vérifiera si le nom du demandeur figure dans les banques de données contenant le nom et le dossier des personnes jugées inaptes à recevoir un visa ou celles dont la demande de visa nécessite un examen plus approfondi.

    Le demandeur saura dès la fin de l'entretien si un visa lui sera accordé ou non. La plupart des visas sont délivrés en l'espace d'une semaine. Toutefois, si des questions se posent en matière de sécurité, quelques semaines de plus peuvent s'écouler, le temps de procéder à des vérifications supplémentaires.

    La personne qui se voit refuser un visa a toujours le droit de faire une nouvelle demande. Elle doit alors soumettre un complément de pièces justificatives et s'acquitter à chaque fois du droit d'un montant de 100 dollars, non remboursable.

    Refus de visas

    L'agent consulaire doit examiner la situation particulière de chaque demandeur et appliquer en conséquence les lois des États-Unis relatives à l'immigration.

    Le critère de refus le plus souvent retenu, dit 214 (b), est l'impossibilité du demandeur de justifier de la solidité de ses attaches dans son pays de résidence, et donc de la nature temporaire de son séjour aux États-Unis. Par « attaches », on entend les divers aspects de la vie qui lient une personne à son pays de résidence. L'obligation qui incombe au demandeur de prouver qu'il a un lieu de résidence dans son pays et qu'il n'a nullement l'intention de l'abandonner est stipulée dans la loi, en l'occurrence l'Immigration and Nationality Act [http://ufafis.org/visa/visadenials.asp].

    Le demandeur peut montrer qu'il compte regagner son pays à la fin de son séjour aux États-Unis de diverses manières : il peut prouver qu'il a un emploi ou qu'il est inscrit dans un établissement d'enseignement dans son pays ; que des membres de sa famille y résident ; qu'il y détient des avoirs substantiels, par exemple une maison ou un compte en banque bien garni, etc. Aucune pièce justificative particulière, aucun ensemble précis de circonstances ne peut garantir la délivrance d'un visa, mais les éléments à l'appui de la demande de visa doivent être convaincants. En vertu de la loi, c'est au demandeur qu'incombe la responsabilité de justifier d'une résidence permanente dans son pays.

    Le demandeur qui se voit refuser un visa parce qu'il n'a pas réussi à convaincre l'agent consulaire de son intention de quitter les États-Unis à la fin de son séjour peut soumettre une nouvelle demande si sa situation change ou qu'il réunit des preuves supplémentaires de ses attaches. Il devra alors s'acquitter une fois de plus des droits associés à la demande de visa.

    Les agents consulaires sont conscients des diverses caractéristiques culturelles et sociales que revêtent les attaches dans divers pays, et ils comprennent que les jeunes demandeurs n'ont peut-être pas eu le temps de forger des liens financiers importants. Ils tiennent compte de tous ces éléments quand ils prennent leur décision.

    Ils peuvent refuser d'octroyer un visa pour d'autres raisons, par exemple si le demandeur est atteint d'une maladie contagieuse, qu'il a un casier judiciaire ou qu'il est associé à des activités terroristes.

    Nous donnons ci-après la définition de quelques termes couramment employés dans le contexte de la procédure de délivrance de visas. Chaque définition est suivie d'un lien vers une explication plus détaillée.

    Glossaire de termes relatifs aux visas

    revue électronique

    un ordinateur affichant des données biométriques
    Photo AP/WWP de Sergey Ponomarev

    Biométrie : La collecte de renseignements biométriques permet d'identifier les individus à partir de caractéristiques biologiques qui leur sont propres, telles les empreintes digitales ou iridiennes.

    Les indicateurs biométriques protègent les voyageurs dans la mesure où il est extrêmement difficile à des intrus d'assumer l'identité de ces derniers, même en cas de vol ou de copie de leurs documents de voyage. La collecte de données biométriques garantit que le titulaire du passeport ou du visa est bien la personne à qui il a été délivré.

    [http://www.dhs.gov/dhspublic/display?content=4542]

    Cartes BCC
    Photo AP/WWP de Bobbie Hernandez

    Carte de passage de la frontière (BCC, Border Crossing Card) : À la place du visa B1/B2 (délivré aux gens d'affaires et aux touristes), les voyageurs mexicains qui remplissent les conditions requises peuvent présenter une carte destinée à faciliter leur entrée aux États-Unis en simplifiant les formalités à la frontière. Valable dix ans, elle contient de nombreuses caractéristiques sécuritaires. On l'appelle souvent le « visa laser ».

    Même avant les attentats terroristes de 2001, la loi stipulait déjà que ces cartes devaient contenir un identifiant biométrique, par exemple une empreinte digitale, et être lisibles en machine. Toutes les procédures sécuritaires ultérieures de départ et de sortie des États-Unis ont fini par être calquées sur ce programme d'octroi de cartes.

    [http://travel.state.gov/visa/immigrants/info/info_1336.html]

    Passeport à puce
    Photo AP/WWP de Jan Bauer

    Passeport à puce : C'est un passeport de haute technologie, à lecture optique et qui contient un circuit intégré (puce) capable de stocker des données biographiques et biométriques concernant son porteur, conformément aux normes de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Le passeport électronique américain contiendra une photographie numérique du visage de son titulaire. Cette photo sera comparée au visage du voyageur à l'aide des techniques de reconnaissance faciale, ce qui constituera un puissant moyen de dissuasion contre la fraude.

    La puce, qui sera insérée au verso de la couverture du passeport, contiendra également des renseignements biographiques destinés à être comparés aux informations portées sur la page du passeport, dans la zone à lecture optique, qui contient ces mêmes données, ce qui permettra de détecter toute falsification. Une signature numérique protégera les données stockées dans la puce contre les tentatives d'altération.

    Le contenu des puces pourra être lu à une distance maximale de 10 cm. Dans le souci d'atténuer le risque de lecture non autorisée des données contenues dans la puce, les États-Unis vont intégrer au passeport un dispositif visant à empêcher toute interception une fois le passeport fermé. De surcroît, les États-Unis envisagent sérieusement de recourir à un système de contrôle d'accès de base de façon à réduire le risque de lecture non autorisée ou d'interception des données quand le passeport est lu au poste-frontière. Il s'agit d'un dispositif analogue au système de code PIN dans la mesure où il subordonne l'accès aux données contenues dans la puce à la lecture préalable de caractères figurant sur la page des données du passeport, dans la zone à lecture optique.

    Les États-Unis comptent que tous les passeports américains délivrés à partir du 26 octobre 2006 seront des passeports à puce et, à compter de cette date, tous les pays qui participent au programme d'exemption de visa seront tenus de commencer à délivrer des passeports à puce.

    Le titulaire d'un passeport à lecture optique délivré avant le 26 octobre 2006 pourra continuer d'utiliser ce document jusqu'à sa date de fin de validité.

    [http://www.cbp.gov/xp/cgov/import/commercial_enforcement/ctpat/fast/]

    Commerce libre et sécurisé
    Photo AP/WWP

    Programme de commerce libre et sécurisé (FAST, Free and Secure Trade) : Pour accélérer la circulation du trafic commercial à la frontière sans nuire en rien à la sécurité, les États-Unis, le Mexique et le Canada participent au programme électronique FAST, lequel intègre des principes courants de gestion des risques, la sécurité de la chaîne d'approvisionnement, des partenariats avec l'industrie et le recours à des techniques de pointe visant à faciliter le traitement des marchandises.

    Strictement volontaire, ce programme permet aux industriels connus et à faible risque de bénéficier du traitement accéléré de leurs cargaisons aux postes-frontière accessibles par voie terrestre, et ce par le biais de l'accès à des couloirs réservés et à des examens moins poussés, même en période à haut risque. Les camions doivent appartenir à un transporteur agréé, les biens transportés à un importateur agréé, et le routier doit être en possession d'une carte d'identification FAST valide.

    Les cargaisons commerciales en provenance du Mexique doivent remplir deux conditions supplémentaires : les biens doivent provenir de fabricants agréés et être transportés dans des conteneurs hermétiquement scellés, conformément à des critères de haute sécurité, durant leur manutention dans les entrepôts, par les courtiers et par d'autres tiers.

    [http://www.dhs.gov/dhspublic/interapp/content_multi_image/content_multi_image_0021.xml]

    Passeports à lecture optique : Les ressortissants des pays qui participent au programme d'exemption de visa doivent obligatoirement être munis de ce type de passeport pour entrer aux États-Unis. Ces passeports contiennent des données biographiques codées qui tiennent sur deux lignes et dont le déchiffrage se fait par scanner, aux fins d'identification rapide par les douaniers et les agents chargés de la surveillance des frontières. Ces données sont identiques à celles qui sont imprimées sur le passeport : nom, sexe, date et lieu de naissance, numéro de passeport et date de délivrance et d'expiration. En outre, ces passeports sont conformes aux normes fixées par l'Organisation de l'aviation civile internationale en ce qui concerne la taille du document, les critères de la photo d'identité et l'organisation des champs de données. Les titulaires d'un passeport à lecture optique peuvent accomplir rapidement les formalités à la frontière, et en comparant les informations codées aux banques de données des organes chargés de l'application des lois, les agents d'immigration repèrent facilement les individus susceptibles d'être dangereux.

    Le ressortissant d'un pays bénéficiaire du programme d'exemption de visa qui se présenterait à un poste-frontière aux États-Unis muni d'un passeport ancien modèle (et non à lecture optique) doit s'attendre à être refoulé s'il n'a pas obtenu de visa. En fait, il n'aura probablement pas le droit d'embarquer pour les États-Unis.

    Le voyageur qui ignore le type de passeport dont il est titulaire doit se renseigner auprès de l'agence de délivrance des passeports de son pays de résidence.

    [http://www.dhs.gov/dhspublic/display?content=4499]

    NEXUS : Les personnes qui se déplacent fréquemment entre les États-Unis et le Canada devraient envisager de solliciter leur inscription au programme NEXUS qui vise à simplifier la traversée de la frontière entre ces deux pays, que celles-ci arrivent par la route, en avion ou par bateau. Ce programme s'applique aux voyageurs à faible risque qui ont fait l'objet d'une autorisation préalable.

    Les candidats au programme NEXUS doivent se soumettre à un entretien, à la collecte de données biométriques et à la vérification de leurs antécédents. Ils ne peuvent bénéficier de ce programme qu'avec l'assentiment des deux pays. Une fois leur demande acceptée, les bénéficiaires reçoivent une carte d'identification munie d'une photographie qu'ils doivent présenter pour emprunter des couloirs réservés et accomplir ainsi rapidement les formalités à la frontière.

    Ce programme a été institué à titre volontaire en 2002. Il suffit de faire une seule demande pour répondre aux conditions posées tant par les États-Unis que par le Canada. Les voyageurs qui se déplacent en groupe doivent savoir que chacun d'entre eux doit pouvoir justifier de son inscription au programme NEXUS pour que l'ensemble du groupe soit autorisé à emprunter les couloirs réservés.

    [http://www.cbp.gov/xp/cgov/travel/frequent_traveler/]

    Visas de non-immigrant

    Visa de non-immigrant : Toute personne qui vient aux États-Unis à titre temporaire - comme touriste, pour affaires ou pour participer à un programme éducatif - est classée dans la catégorie des non-immigrants.

    Système NSEERS d'inscription départ/sortie liée à la sécurité nationale : Le NSEERS (National Security Entry/Exit Registration System) est un registre sur lequel sont tenus de s'inscrire les visiteurs munis d'un visa de non-immigrant et qui ont été identifiés sur la base de critères de renseignement comme étant susceptibles de poser un risque élevé pour la sécurité, et ce à divers titres.

    Durant leur séjour aux États-Unis, les visiteurs que cible ce programme doivent prendre régulièrement contact avec les autorités pour confirmer leur adresse et pour montrer qu'ils respectent les conditions sous lesquelles ils ont été admis aux États-Unis. Par exemple, ils doivent montrer qu'ils suivent des cours s'ils ont reçu un visa d'étudiant, qu'ils ne se livrent pas à des activités illicites et que leur visa n'est pas périmé.

    La mise en place du NSEERS, consécutivement aux attentats terroristes de septembre 2001, constitue la première étape de la création d'un dispositif d'enregistrement des entrées et des sorties de toutes les catégories de visiteurs non immigrants. Maintenant que les banques de données SEVIS et US-VISIT sont opérationnelles, diverses catégories de visiteurs (par exemple les ressortissants de certains pays) ne sont plus tenues de se réinscrire lors de nouveaux séjours aux États-Unis. Toutefois, le ministère de la sécurité intérieure est en droit de contraindre certaines personnes à prendre contact avec les autorités durant leur séjour aux fins d'entretiens complémentaires.

    [http://www.ice.gov/graphics/specialregistration/index.htm]

    Réciprocité : Certains aspects de la délivrance de visas - tels le versement de droits de chancellerie ou la longueur de la validité du visa - se fondent sur le principe de la réciprocité. En d'autres termes, les États-Unis imposent aux ressortissants d'un pays donné les mêmes restrictions et les mêmes frais que celui-ci impose aux ressortissants américains.

    Souvent, les pays œuvrent sur une base bilatérale à l'élimination des obstacles à la circulation des personnes. En 2005, par exemple, la Chine et les États-Unis ont conclu des accords en vertu desquels les étudiants, les gens d'affaires et les touristes qui remplissent les conditions voulues peuvent recevoir des visas valables 12 mois et pour des entrées multiples. Auparavant, cette durée était limitée à 6 mois, et le nombre d'entrées à 2.

    [http://travel.state.gov/visa/reciprocity/index.htm]

    Programme SENTRI
    Photo AP/WWP de David Maun

    Programme SENTRI - Réseau électronique sécurisé pour l'inspection rapide des voyageurs (Secure Electronic Network for Travelers' Rapid Inspection) : La frontière terrestre entre le Mexique et les États-Unis est la plus fréquentée au monde. En 1995, pour diminuer le temps d'attente à la frontière, des couloirs de circulation réservés aux habitués ont été créés en vertu du programme SENTRI.

    Devant la forte augmentation du nombre de participants à ce programme depuis les attentats terroristes de septembre 2001, le gouvernement des États-Unis a récemment pris des mesures visant à accélerer les nouvelles inscriptions. Il s'est ainsi employé à augmenter le nombre des fonctionnaires préposés au traitement des inscriptions, à moderniser les techniques utilisées et à porter à deux ans, contre un précédemment, la durée de validité des inscriptions. Les personnes qui sollicitent leur inscription au programme SENTRI doivent fournir des empreintes digitales électroniques et verser un droit pour elles-mêmes, pour les membres de leur famille qui font eux aussi une demande d'inscription et pour leur véhicule. En effet, l'accès aux couloirs SENTRI est réservé exclusivement à l'usage des véhicules inscrits et dont tous les passagers sont eux-mêmes inscrits.

    [http://www.cbp.gov/xp/cgov/travel/frequent_traveler/sentri.xml]

    Sytème d'information SEVIS relatif aux étudiants et aux participants à des programmes d'échange (Student and Exchange Visitor Information System) : Tous les étudiants étrangers doivent être inscrits à la banque de données SEVIS par leur institution d'accueil avant de pouvoir obtenir un visa. Ce dispositif, accessible sur un site internet depuis 2002, permet aux établissements d'enseignement des États-Unis de conserver des données précises et actualisées sur les étudiants étrangers et sur les participants aux programmes d'échange et les membres de leur famille ainsi que de communiquer cette information en temps réel au ministère de la sécurité intérieure (DHS) et au département d'État. La banque de données SEVIS est administrée par le service de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE, Immigration and Customs Enforcement), lequel relève du DHS.

    [http://www.ice.gov/graphics/sevis/index.htm]

    US-Visit
    Photo AP/WWP de Gregory Smith

    Programme US-VISIT (United States Visitor and Immigration Status Indicator Technology) : Ce système automatisé d'entrée et de sortie collecte des renseignements biométriques relatifs aux visiteurs en vue de réduire le risque de fraude et d'interdire l'accès aux États-Unis aux personnes ayant un casier judiciaire.

    Ce dispositif s'applique à tous les visiteurs non immigrants âgés de 14 à 79 ans, indépendamment de leur race, de leur origine nationale ou de leur religion, et qu'ils soient titulaires d'un visa ou exempts de cette obligation.

    Pour la plupart des voyageurs, la procédure commence au moment de l'entretien avec un agent consulaire. Le demandeur d'un visa doit apporter une photo d'identité répondant à des critères précis et se soumettre à la saisie au scanner de l'empreinte de ses deux index. À son arrivée à un poste-frontière aux États-Unis, on reprendra sa photo et ses empreintes digitales au scanner aux fins de comparaison.

    De surcroît, les renseignements sur son identité font l'objet d'une vérification auprès des banques de données des divers organes chargés de l'application des lois. Il s'agit en effet de vérifier si la personne a un casier judiciaire, si elle est connue sous un autre nom ou si elle figure sur les listes de surveillance en rapport avec la lutte antiterroriste. On commence aussi à intégrer des informations relatives aux passeports volés ou perdus.

    Près de 30 millions de voyageurs ont participé au programme US-VISIT depuis sa mise en place, en 2004, dans 115 aéroports, 13 ports maritimes et les 50 ports terrestres les plus actifs du pays. Le ministère de la sécurité intérieure, qui est responsable de son administration, compte que ces procédures d'entrée seront instituées dans tous les autres ports terrestres d'ici à la fin 2005, et il met actuellement à l'essai des procédures analogues de sortie dans 12 aéroports et deux ports maritimes.

    Le programme US-VISIT présente l'avantage non seulement de rehausser la sécurité pour tous, mais aussi de donner aux agents d'immigration la possibilité d'identifier rapidement les voyageurs légitimes qui arrivent aux États-Unis et de les accueillir en conséquence.

    La plupart des Mexicains et des Canadiens participent à d'autres programmes d'entrée et de sortie ; ils sont donc exemptés de s'inscrire au programme US-VISIT.

    [http://www.dhs.gov/dhspublic/interapp/editorial/editorial_0525.xml]

    [http://www.dhs.gov/dhspublic/interapp/content_multi_image/content_multi_image_0006.xml]

    [http://www.dhs.gov/dhspublic/interapp/editorial/editorial_0435.xml (vidéos et brochures multilingues)]

    [US-VISIT Guide d'entrée, étape par étape, en anglais (PDF, 1 page, 609 KB)]

    [US-VISIT Guide de sortie, étape par étape, en anglais (PDF, 1 page, 768 KB)]

    Programme d'exemption de visa (VWP, Visa Waiver Program) : Ce programme, qui a été institué en 1986 en vue de promouvoir le tourisme et de faciliter les déplacements des ressortissants de pays alliés des États-Unis, permet aux gens d'affaires et aux touristes des pays visés d'entrer aux États-Unis sans visa pour une durée maximale de 90 jours. Les alliés des États-Unis ne participent pas tous à ce programme et, en fonction de la raison de leur voyage et des obstacles juridiques à leur admission aux États-Unis, les ressortissants de pays exemptés de visa ne remplissent pas nécessairement les conditions requises pour participer à ce programme.

    Les vingt-sept pays couverts par le programme d'exemption de visa sont les suivants : Allemagne, Andorre, Australie, Autriche, Belgique, Brunei, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Saint-Marin, Singapour, Slovénie, Suède et Suisse.

    Certaines catégories de voyageurs qui sont des ressortissants du Mexique, du Canada et des Bermudes n'ont pas besoin de visa pour entrer aux États-Unis, mais d'un point de vue juridique ces personnes relèvent d'une catégorie différente de celle des voyageurs exemptés de visa. Les critères auxquels doivent répondre les passeports émis par les pays bénéficiant de l'exemption de visa ne s'appliquent pas aux passeports des ressortissants du Mexique, du Canada et des Bermudes (voir ci-après : Initiative relative aux ressortissants de pays du continent américain).

    Pour bénéficier du programme d'exemption, les pays doivent avoir adopté certaines dispositions d'ordre législatif, dont la réciprocité de l'exemption de visa pour les ressortissants des États-Unis, la délivrance de passeports à lecture optique et l'obligation de déclarer le vol de passeports sans délai. En outre, le taux de refus de visas d'entrée aux États-Unis doit être inférieur à 3 % pour les ressortissants de ces pays, et leur taux de violation des lois relatives à l'immigration (dépassement de la durée du visa, par exemple) doit lui aussi être faible. D'autre part, ces pays doivent se préparer à délivrer des passeports biométriques et donner la preuve de leur attachement à la sécurité des documents et des frontières, aux mesures de contrôle de l'immigration et à la coopération avec les organes chargés de l'application des lois. Quand ces conditions sont remplies, la participation des pays au programme d'exemption de visa ne compromet ni la sécurité des États-Unis ni leurs intérêts en matière d'application de la loi.

    Les voyageurs autorisés à entrer aux États-Unis sans visa doivent être munis d'un passeport à lecture optique ou, selon la date de délivrance, un passeport biométrique avec photo numérisée ou un passeport à puce. Les voyageurs dispensés de visa font l'objet d'un bref examen avant d'être admis aux États-Unis et ils doivent se conformer au programme US-VISIT.

    [http://www.travel.state.gov/visa/temp/without/without_1990.html#1]

    Initiative relative aux ressortissants de pays du continent américain : La grande majorité des voyageurs non immigrants viennent de nos pays voisins au nord et au sud, à savoir le Canada et le Mexique. Naguère, les ressortissants de ces deux pays, ainsi que des Bermudes, bénéficiaient de divers avantages, notamment dans certains cas celui de franchir la frontière sans visa ni passeport.

    Mais dans le nouveau contexte sécuritaire, il va s'avérer nécessaire, à terme, d'exiger des ressortissants de ces pays aussi bien que du nôtre qu'ils présentent un passeport valide ou d'autres documents sécurisés pour entrer ou rentrer aux États-Unis à partir de n'importe quel pays des Amériques. Ces dispositions ne s'appliqueront pas aux voyages entre les États-Unis et leurs territoires.

    Au vu de l'ampleur du nombre de voyageurs en provenance d'autres États américains, ces dispositions seront appliquées progressivement, selon le calendrier suivant :

    • À compter du 31 décembre 2006 - Seront tenus de présenter un passeport ou un autre document accepté tous les voyageurs qui se déplaceront par avion ou par bateau en provenance du Mexique, du Canada et des Bermudes ainsi que d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Antilles.
    • À compter du 31 décembre 2007 - Seront tenus de présenter un passeport ou un autre document accepté tous les voyageurs en provenance de pays des Amériques qui se rendront aux États-Unis par avion, par bateau ou par la route.

    Qu'entend-on par « autres documents acceptés » ? À l'heure actuelle, les États-Unis proposent des cartes de voyage sécurisées dans le cadre des programmes SENTRI, NEXUS, FAST et BCC (voir ci-dessus) et ils étudient d'autres options qui feraient appel aux nouvelles techniques.

    Les ressortissants de pays du continent américain doivent savoir qu'il n'est dorénavant plus possible d'entrer aux États-Unis en se contentant de présenter une carte de sécurité sociale ou un permis de conduire.

    Autre point qui mérite d'être noté : Les parents qui se déplacent sans leur conjoint, les grands-parents ou les tuteurs qui voyagent avec des enfants pourraient avoir à présenter un document prouvant qu'ils ont la garde des enfants qui les accompagnent ou une lettre notariée, et signée par le parent absent, qui autorise les enfants à quitter le territoire national à destination d'un pays du continent américain. Cette disposition vise à empêcher le rapt d'enfants. En outre, les jeunes de moins de 18 ans qui se déplacent seuls doivent se munir d'une lettre dans laquelle le père, la mère ou un tuteur les autorise à sortir du territoire. En l'absence d'une telle documentation, ces voyageurs risquent d'être retenus à leur point d'entrée aux États-Unis.

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