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Portrait d'une jeune innovatrice :
Christina Galitsky

The Next New Thing

SOMMAIRE
Avant-propos
Comment innover dès à présent
Innovations et santé
Portrait d'un jeune innovateur : John Wherry
Ah que le monde est petit!
Portrait d'un jeune innovateur : Michael Wong
Réseautage social 2.0
Entretien avec un jeune innovateur : Matt Flannery
Les sports de l'avenir
Portrait d'un jeune innovateur: Luis von Ahn
Les architectes s'inspirent de la nature
Portrait d'une jeune innovatrice : Christina Galitsky
Réapprendre l'éducation
Portrait d'une jeune innovatrice : Geneva Wiki
Innovations dans le domaine musical
Portrait d'une jeune innovatrice : Maya del Valle
L'avenir du voyage
Portrait d'une jeune innovatrice : Beth Shapiro
Une nation innovante
Sites Internet (en anglais)
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photo by Lawrence Berkeley

Avec l'aimable autorisation du laboratoire national Lawrence Berkeley

Il y a presque trois ans, Christina Galitsky a intégré une équipe de scientifiques chargés de résoudre une question urgente : les chercheurs du laboratoire national Lawrence Berkeley de Californie (LBNL), où elle est ingénieur, pouvaient-ils trouver une méthode pratique permettant aux personnes déplacées du Darfour déchiré par la guerre de faire cuire leurs aliments ?

Pour les quelque 2 millions de personnes déracinées par la guerre civile génocidaire du Soudan qui fait rage depuis 2003, il s'agit d'une question de vie ou de mort. « Les réfugiées, explique Christina Galitsky, avaient épuisé depuis longtemps les réserves de bois situées près des camps [de réfugiés]. Elles étaient donc forcées d'aller chercher du bois de plus en plus loin dans la campagne environnante.  »

En 2005, Christina Galitsky et le physicien Ashok Gadgil, chercheur principal au LBNL, ont proposé une solution : un réchaud portable d'un très bon rendement énergétique, qui, selon Christina Galitsky, « réduirait considérablement la nécessité pour les réfugiés de sortir des camps ».

Mais Ashok Gadgil et Christina Galitsky ont ensuite dû persuader les réfugiées de se servir du réchaud - un objet cylindrique en métal de 61 centimètres de haut et de 36 centimètres de diamètre. Ils se sont rendus au Darfour en 2005. Christina Galitsky avait pour mission de faire une démonstration du fonctionnement du nouveau réchaud devant des réfugiées méfiantes, qui avaient l'habitude de placer des marmites en équilibre sur des pierres au dessus d'un feu de bois, comme leurs ancêtres l'avaient fait depuis des siècles. Elle a pu montrer qu'avec le nouveau réchaud, il fallait deux fois moins de bois pour faire cuire une marmite d'assida, sorte de pâte traditionnelle à base de farine, d'huile et d'eau.

En 1999, après avoir obtenu une maîtrise de sciences d'ingénierie chimique à l'université de Californie à Berkeley, Christina Galitsky a renoncé à un doctorat pour mettre à profit sa formation immédiatement et de façon plus concrète. « Je voulais m'attaquer à des problèmes qui avaient des conséquences directes et profondes sur la vie des gens, dit-elle, par exemple la salubrité de l'eau ou de l'air, des choses dont nous avons absolument besoin pour vivre. »

Les répercussions ont été encore plus directes au Darfour, où les réfugiés semblent apprécier le réchaud. « Nous espérons que dans les camps, le bouche-à-oreille fera connaître le réchaud  », explique Christina Galitsky, « c'est comme ça que ce genre de choses doit fonctionner  ». À la fin de l'année dernière, lorsque 50 familles soudanaises ont eu la possibilité d'acheter des réchauds - à 2,50 dollars l'unité - toutes l'ont fait.

The Next New Thing

Cet article est extrait de « Hot Idea », de Neil Henry, a paru dans le numéro d'octobre 2007 de la revue Smithsonian.

Neil Henry est professeur de journalisme à l'Université de Californie à Berkeley.

Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement le point de vue ou la politique du gouvernement des États-Unis.