Avant-propos
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On dit souvent que les États-Unis sont un pays d’immigrés. En fait, le président John Kennedy, qui était l’arrière petit-fils d’immigrés irlandais, a publié un livre intitulé « A Nation of Immigrants» (Une Nation d’immigrés). Cette qualification n’est cependant pas tout à fait exacte car nous savons que les Amérindiens s’y trouvaient depuis des milliers d’années avant que les premiers colons européens arrivent au XVIe siècle. Il est néanmoins vrai que l’immigration a joué un rôle déterminant dans l’histoire du pays. En 1781, un cultivateur d’origine française, qui prit le nom de J. Hector St John de Crèvecœur, posa la célèbre question : qu’est-ce qu’un Américain ? Depuis lors, la réponse de nombreux Américains est que le fait d’être Américain n’a rien à voir avec le pays d’origine de ses ancêtres. Cela dépend avant tout de l’acceptation de plusieurs principes fondamentaux américains : un gouvernement représentatif, l’État de droit et la liberté individuelle. Tout au long de l’histoire de leur pays, les Américains ont accueilli plusieurs vagues successives d’immigrants, mais souvent, comme le fait remarquer Mme Hasia Diner dans son article, avec une certaine ambivalence envers les nouveaux venus. Même à l’heure actuelle, la politique d’immigration continue de préoccuper de nombreux Américains. La question des immigrés clandestins fait l’objet de nombreux débats dans le cadre de la campagne électorale des candidats à l’élection présidentielle de novembre 2008. La présente édition de la revue électronique n’a cependant pas trait aux immigrés clandestins. Elle porte sur la manière dont les immigrés en situation régulière sont devenus des Américains et dont les nouveaux venus se sont intégrés dans la société américaine. Certains disent que la force des États-Unis en tant que nation - leur créativité, leur dynamisme et leur disposition à accepter tout ce qui est nouveau - provient en grande partie de la diversité que les immigrés ont apportée à notre pays. Nous sommes aussi de cet avis. La rédaction
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