eJournal USA: La Société américaine

Les adolescents parlent

L'influence de la religion

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Sommaire
Avant-propos
Introduction de Mme Laura Bush
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Toucher les cœurs et les esprits
Les classes aux États-Unis
Les adolescents parlent
L'école à la maison
Du centre de l'Europe au nord de l'Ohio
Une vraie vocation : un enseignant exceptionnel livre ses pensées
Un jeune qui fait parler de lui - dans le monde du football et des études
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Rites de passage
Bibliographie (en anglais)
Sites Internet (en anglais)
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L'Amérique est une terre où coexistent de nombreuses religions et les adolescents y pratiquent la leur de manières très diverses. Dès leurs premières classes d'histoire des États-Unis, les petits Américains apprennent que la liberté de religion et la séparation de l'Église et de l'État figurent au nombre des principes fondamentaux qui guident les actions de leur gouvernement. Il appartient à chaque individu de décider de la religion qu'il entend pratiquer et des modalités de cette pratique. Chez de nombreux adolescents, les décisions en matière de religion sont influencées par la famille. Certains fréquentent des écoles confessionnelles ; d'autres suivent après les heures de classe et le week-end des cours d'éducation religieuse organisés par leur église, leur synagogue ou leur mosquée. D'autres encore choisissent de ne pas pratiquer de religion particulière. Beaucoup de religions ont adopté certains aspects de la culture contemporaine des jeunes pour atteindre ceux-ci. Il n'est pas rare, au sein de diverses congrégations, de voir des groupes de rock chrétiens ou des rappers musulmans ou des offices axés sur les jeunes.

Je pratique ma foi dans mes actes de tous les jours. Je m'efforce de donner l'exemple aux autres et je base toujours mes choix sur ce qui est acceptable d'après mes valeurs solides. Le fait de faire mes études dans un collègue catholique a une influence majeure sur ma façon de pratiquer ma religion et cela m'a vraiment aidée dans toutes mes difficultés scolaires. Ma foi m'a apporté une base solide sur laquelle je fonde mon existence et, tout au long de ma vie, elle a été une influence importante.

Maggie Boyle, 16 ans, année de première, Saint Mary's Ryken, Leonardtown (Maryland) [http://www.smrhs.org]

Spirituellement, les gens ont besoin de savoir d'où ils viennent, comment ils sont arrivés où ils sont, et où ils vont. Les Américains ont la chance de pouvoir choisir le chemin de la religion qui leur plaît. J'ai grandi dans une famille chrétienne forte qui me soutient et j'ai conservé les valeurs que mes parents m'ont inculquées dès les premiers temps de mon enfance. Mais en tant qu'adolescents, nous sommes influencés surtout par nos amis. Ma meilleure amie a une foi aussi forte que la mienne, et nous en faisons usage pour nous aider mutuellement à agir de manière responsable. Une fois que les gens connaissent vos valeurs, ils ne font pas autant pression sur vous pour vous forcer à faire des choses que vous préférez ne pas faire.

Ashley Voigtlander, 18 ans, année de terminale,, Centennial High School, Lino Lakes (Minnesota) [http://www.centennial.k12.mn.us/chs]

Cindy avec son père à une soirée Country Western organisée par sa synagogue, Beth El Hebrew, à Alexandria (Virginie).
Cindy avec son père à une soirée Country Western organisée par sa synagogue, Beth El Hebrew, à Alexandria (Virginie).
(Family photo)

Ma religion a une influence relativement importante sur mon identité, ma façon d'agir et ma façon d'écrire. Le fait d'être juive m'a appris à poser des questions et à interpréter moi-même ce qui est contenu dans la Torah (Ancien Testament), au lieu d'accepter le sens que lui donne la plupart des gens et de considérer cela comme une vérité immuable. Vous pouvez prendre des passages de la Torah et les trouver pertinents pour la vie de tous les jours, et cela vous permet de mieux les comprendre.

Être juif ne signifie pas aller à la synagogue le vendredi soir et le samedi matin, ou de devenir bat-mitzvah or bar-mitzvah (assomption de responsabilités religieuses vers l'âge de 13 ans pour les filles ou les garçons), ou toujours porter une calotte et des franges à ses vêtements (comme le font les hommes chez les juifs orthodoxes). Cela ne signifie pas que vous devez toujours croire une chose ou que quelque chose vous empêche de croire en une autre chose.

Être juif, c'est une façon d'agir et c'est adhérer à certains principes, comme le respect de la diversité, l'ouverture aux nouvelles connaissances, et le fait d'aider les autres à apprendre. On nous apprend que la chose le plus importante que puissent faire les gens c'est de manifester leur respect envers les autres, de faire des bonnes actions et d'œuvrer pour la paix. Notre livre de prières nous dit : « Ce que tu détestes pour toi, ne le fais à personne. C'est là toute la Thorah ; tout le reste n'est que commentaire. » Les enfants sont très influencés par leur religion parce que c'est ce qu'ils apprennent dès le début de leur vie et peu importe combien tout change, ils savent que cela ne changera pas.

Même en Amérique, il y a de nombreux stéréotypes sur les autres religions et nous parlons, mes amis et moi, de nos religions respectives. Nous nous enseignons des choses les uns les autres et nous apprenons que les stéréotypes sont rarement vrais.

Cindy Holden, 14 ans, année de troisième, West Springfield High School, Springfield (Virginie) [http://www.fcps.edu/westspringfieldhs]

Ma famille vient de l'Inde et nous sommes hindous. Je suis né en Angleterre. Nous sommes venus aux États-Unis quand j'avais huit ans et maintenant, nous sommes citoyens américains. Tous les dimanches, je vais aux réunions d'un groupe qui s'appelle Swadhyay (ce qui veut dire « étude indépendante » en sanskrit, langue de l'Inde antique). Nous discutons non seulement de questions culturelles mais aussi de moralité. Cela m'aide à mieux me comprendre et à garder le contact avec mon patrimoine culturel.

Aakash Chudasam, 14 ans, année de troisième, Oakton High School, Vienna (Virginie) [http://www.fcps.k12.va.us/OaktonHS]

Je suis née aux États-Unis et ma famille vient de l'Inde. Nous sommes musulmans. J'appartiens à un groupe de jeunes, « Musulmans en action  », qui viennent de différents pays et dont beaucoup, comme moi, sont nés aux États-Unis. Nous organisons toute une série d'activités, tels que des collectes de fonds pour les victimes des tsunamis et pour l'aide humanitaire à la population de l'Irak et de l'Afghanistan. Nous recueillons des fonds de diverses manières, par exemple en vendant des gâteaux et en lavant les voitures. Je suis fière d'être musulmane et ma religion joue un grand rôle dans ma vie. La plupart des étudiants de mon école ne sont pas musulmans, mais cela n'a jamais présenté de problème pour moi. J'ai beaucoup d'amis qui viennent d'un grand nombre d'horizons religieux différents.

Ambreen Ali, 16 ans, année de terminale, Westridge School for Girls, South Pasadena (Californie)

Alisha, le jour de sa Première communion, il y a quelques années.
Alisha, le jour de sa Première communion, il y a quelques années.

Ma religion a façonné ma vie de multiples manières. La leçon la plus importante que ma religion, le catholicisme romain, m'ait apprise, c'est que ma vie doit être centrée sur l'église. Le fait d'aller régulièrement à la messe m'a appris à sérier les priorités dans ma vie. Pour moi, il y a d'abord l'église, puis la famille et les amis, et puis tout le reste.

Il est facile dans le monde d'aujourd'hui de se laisser entraîner et de verser dans le matérialisme, avec les choses et les styles de vie qui sont censés vous rendre « heureux ». Ma religion m'a appris ce qu'est le véritable bonheur et ce qui est vraiment important dans la vie.

Alisha Weisser, 17 ans, année de première, St. Mary's Ryken High School, Leonardtown (Maryland) [http://www.smrhs.org]

Je suis né aux États-Unis, mais mes parents viennent de Birmanie. Nous sommes bouddhistes. Un dimanche sur deux, je vais à un temple bouddhiste dans le Maryland, suivre un cours de langue birmane. Je vais aussi à des offices au temple et je participe à des activités charitables, telles que la distribution de vivres pour les pauvres. Quand nous avons déménagé, des moines du temple sont venus bénir notre nouvelle maison. J'ai passé une fois un week-end au temple, avec les moines, où j'ai vécu leur existence pendant le week-end. Cela m'a beaucoup apporté et j'espère pouvoir refaire la même chose à l'avenir.

Nay Soe Lwin, 13 ans, année de troisième, Oakton High School, Vienna (Virginie) [http://www.fcps.k12.va.us/OaktonHS]

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