eJournal USA: La Société américaine

Les adolescents parlent

La communication interculturelle

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Sommaire
Avant-propos
Introduction de Mme Laura Bush
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Toucher les cœurs et les esprits
Les classes aux États-Unis
Les adolescents parlent
L'école à la maison
Du centre de l'Europe au nord de l'Ohio
Une vraie vocation : un enseignant exceptionnel livre ses pensées
Un jeune qui fait parler de lui - dans le monde du football et des études
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Rites de passage
Bibliographie (en anglais)
Sites Internet (en anglais)
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La vaste diversité de la société américaine se lit sur le visage de ses adolescents. Les jeunes sont particulièrement adeptes à se faire des amis sans se préoccuper des clivages ethniques, religieux et raciaux. Comme par les décennies passées, des immigrants continuent de s'établir aux États-Unis, en particulier dans les régions rurales à faible densité de population, en quête du « rêve américain  ». Aujourd'hui, les Latino-Américains, qui regroupent 41,3 millions de personnes, constituent la minorité dont la croissance est la plus rapide. Selon le bureau du recensement, en Juillet 2005, 240 millions d'Américains se considéraient blancs ; 39,2 millions, noirs ; 14 millions, asiatiques ; et 4,4 millions, Amérindiens ou autochtones d'Alaska.

Cindy avec deux amis pendant une visite à Disney World, à Orlando (Floride).
Cindy avec deux amis pendant une visite à Disney World, à Orlando (Floride).
Photo de famille

Je m'appelle Cindy Ramirez. J'ai 17 ans, je suis originaire de Mexico et j'habite Lafayette, dans l'Indiana. Je suis arrivée aux États-Unis il y a deux ans pour rejoindre toute ma famille qui était déjà ici et parce que je voulais renforcer mes connaissances en anglais. Maintenant que je suis aux États-Unis, j'essaie de rencontrer des gens et d'apprendre à mieux maîtriser la langue parce que tous mes cours sont en anglais.

Quand je suis arrivée, je ne connaissais pas très bien l'anglais, mais au fil du temps et avec l'aide de mes profs, je fais des progrès. Maintenant, je sais parler, lire et écrire mieux qu'avant ; ce qui compte, c'est que je continue mes efforts. J'essaie de faire attention pendant les conversations et je me concentre beaucoup sur la prononciation.

J'espère à l'avenir pouvoir mettre à profit toutes mes connaissances en anglais parce que je veux aller à l'université et, pour cela, il faut que puisse m'exprimer correctement à l'écrit comme à l'oral. Mon rêve le plus cher, c'est d'aller à l'université.

Cindy Ramirez, 17 ans, élève de première, McCutcheon High School, Lafayette, Indiana [http://www.wvec.k12.in.us/McCutcheon]

Après deux ans de latin au lycée, j'utilise cette langue tous les jours ! Pratiquement tout ce que je dis et écris en anglais vient du latin.

Ce que je préfère dans les cours de latin, c'est la mythologie et l'histoire. Grâce aux vieilles fables qu'on traduit et aux connaissances précieuses qu'on acquiert quand on se concentre sur la culture (à la fin de la semaine, on consacre un jour à l'étude des civilisations grecque et romaine), j'arrive à retracer l'origine des mots. Dans mon cours de psychologie, j'ai appris que le nom de certaines théories célèbres est justement tiré de ces légendes. C'est le cas, par exemple, de la théorie de Freud du complexe d'Oedipe. Quand je me prépare pour l'examen d'aptitude aux études universitaires, j'utilise mes connaissances en latin pour essayer de comprendre les mots que je ne connais pas, ce qui peut me permettre d'améliorer ma note.

J'imagine le jour où je serai capable d'expliquer la culture et la mythologie grecques, la société romaine, les racines des mots scientifiques et les références religieuses en latin classique. Je vais partir en voyage de classe en Italie pour élargir mes connaissances culturelles et historiques de ce pays.

Kimberlee Lowder, 17 ans, élève de première, St. Mary's Ryken High School, Leonardtown, Maryland [http://www.smrhs.org]

Huyen et ses parents, après la remise de son diplôme de fin d'études secondaires.
Huyen et ses parents, après la remise de son diplôme de fin d'études secondaires.
Photo de famille

Tous les groupes ethniques et confessionnels imaginables sont représentés aux États-Unis, et le fait que cette fusion soit essentiellement harmonieuse est vraiment formidable. Ce n'est pas le genre de chose que les médias peuvent faire comprendre ; il faut en faire l'expérience par soi-même. J'ai visité le Canada, le Japon et le Viêt Nam, où sont nés mes parents. Je suis content de savoir parler et lire le viêtnamien, c'est un aspect important de ma vie.

Huyen Nguyen, 18 ans, élève de terminale, James Monroe High School, Fredericksburg, Virginie [http://www.cityschools.com/jmhs]

José, tiré à quatre épingles et prêt à partir.
José, tiré à quatre épingles et prêt à partir.
Photo publiée avec l'autorisation de José F. Ponce Granados

Je suis né au Mexique. L'espagnol est ma langue maternelle, et l'anglais est ma deuxième langue. Je voudrais en apprendre une troisième, probablement le portugais ou l'italien. Je suis la première personne de ma famille à aller à l'école aux États-Unis.

Quand je suis arrivé aux États-Unis, j'avais 12 ans seulement. Ma connaissance de l'anglais était plus que rudimentaire. Mon premier problème a été linguistique, et j'ai encore du mal de temps en temps à m'exprimer, mais il y a des gens qui m'aident. Mon deuxième problème était culturel, il fallait que je m'adapte à un nouveau mode de vie. La culture du Mexique et celle des États-Unis ne sont pas si différentes que ça, mais il y a quand même certains aspects qui ne sont pas du tout les mêmes. La nourriture, celle qu'on sert à l'école, par exemple, n'a rien à avoir avec ce que je mangeais dans mon pays. Au fil du temps, je me suis habitué à mon nouveau mode de vie.

Maintenant, je suis en classe de première. Plus qu'un an, et j'aurai mon diplôme de fin d'études. Je compte aller à l'université au Mexique. J'espère que je vous ai appris quelque chose en vous parlant de mon expérience. Rappelez-vous que tout est possible quand on le veut vraiment.

José F. Ponce Granados, 17 ans, élève de première, McCutcheon High School, Lafayette, Indiana [http://www.wvec.k12.in.us/McCutcheon]

Ghizal est convaincue de l'importance qu'il y a de montrer du respect.
Ghizal est convaincue de l'importance qu'il y a de montrer du respect.
Photo Barry Fitzgerald

Je suis arrivée aux États-Unis le 14 août 2004. C'était la première fois que je me retrouvais parmi des adolescents américains, et ce n'était pas du tout comme en Afghanistan. Cela me fait très plaisir d'être ici. L'enseignement est différent ; par exemple, ici, on peut choisir ses cours, et je trouve que c'est une bonne idée. Les rapports entre professeurs et élèves m'ont étonnée parce que c'est une relation plus amicale, plus libre, moins formelle qu'en Afghanistan. Cela me plaît. D'un autre côté, c'est bien d'être amical, mais il ne faut pas dépasser les bornes et manquer de respect. Je constate que certains élèves manquent de respect envers les professeurs, et ça, ça me déplaît.

Ghizal Miri, 16 ans, élève de terminale, James Monroe High School, Fredericksburg, Virginie [http://www.cityschools.com/jmhs]

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