Les adolescents parlentLe bénévolat
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Les tsunamis qui ont déferlé sur l'Asie du Sud le lendemain de Noël ont touché tous les Américains pendant un certain temps. Ils ont suscité en moi des changements permanents. Comme d'innombrables gens de par le monde, ma famille et moi sommes restés scotchés devant la télévision pendant des heures après avoir appris la catastrophe. Cet anéantissement de centaines de milliers de gens en l'espace de quelques minutes était incompréhensible pour moi. Le nom de Chennai, en Inde, fréquemment mentionné dans les reportages, a pris un sens particulier pour ma famille. Ma mère avait travaillé avec une femme, Becky Douglas, d'Atlanta, qui y avait fondé un orphelinat depuis peu. Et soudain, ma mère a réalisé que l'orphelinat se trouvait précisément sur le passage du raz-de-marée. Becky, à laquelle nous avons téléphoné, nous a appris que bien que l'orphelinat se trouvait à une centaine de mètres de la plage, tous les orphelins étaient sains et saufs mais qu'en revanche, tous les pensionnaires d'un autre orphelinat tout proche avaient péri. Nous avons aussi appris que l'économie des villages de pêcheurs le long de la côte avait été détruite. Quand nous lui avons demandé quelle serait la meilleure façon de venir en aide à ces gens, Becky nous a dit que leur rétablissement à long terme dépendrait de leur capacité de reprendre leurs activités de pêche. Combien cela coûterait-il ? Selon Becky, 11.000 dollars permettraient de réparer ou de remplacer les bateaux et les filets de pêche d'un village de 500 habitants. À la rentrée de janvier, j'ai parlé à notre principal et je lui ai demandé la permission d'organiser une campagne de collecte de fonds à l'école, la Bullis School, (un établissement d'enseignement privé d'un faubourg aisé de Washington). Il a accepté et, trois jours plus tard, j'ai fait une présentation devant tous les étudiants pour lancer la campagne. Le premier jour de la campagne, à notre grande surprise, nous avons collecté plus de 4.000 dollars. À la fin du week-end, nous avions mobilisé plus du double du montant que nous avions prévu et à ce jour, nous avons dépassé les 100.000 dollars. La totalité de ces fonds a été envoyée directement en Inde. Huit de mes camarades de classe et moi, avec notre principal et plusieurs autres adultes, avons décidé d'aller en Inde pendant les vacances de printemps, en payant tous le voyage de notre poche. Ce que nous avons appris en Inde a dépassé de beaucoup ce que nous avions appris en collectant les fonds. Nous avons passé une semaine à Chennai, où nous avons consacré la moitié de notre temps à l'orphelinat et à l'école objets de notre attention initiale et l'autre moitié à trois colonies de lépreux. Le travail à l'orphelinat a été très facile pour nous, parce que les enfants étaient tous adorables. En fait, nous avons eu beaucoup de mal à les quitter après notre bref séjour parmi eux et beaucoup d'entre nous pleuraient au moment du départ. Notre travail dans les colonies de lépreux a été bien plus difficile, mais en fin de compte, c'est là que nous avons sans douté été les plus utiles. Aucun d'entre nous n'avait jamais été en contact avec des malades. Au début, nous craignions même de nous approcher d'eux ; ne parlons pas de les toucher. Mais nos craintes ont vite disparu quand nous avons vu à quel point ces gens étaient heureux de recevoir la visite de gens de l'extérieur qui leur apportaient leur amour et leur aide. Nous les avons aidés à faire des travaux communautaires, par exemple à planter des bananiers pour appuyer leurs efforts visant l'auto-suffisance, mais ce qu'il y a eu de mieux, c'est que nous les avons aidés individuellement. Le meilleur moment de mon voyage, et le plus émouvant de toute mon existence, a été de peigner et de tresser les cheveux d'une lépreuse qui avait perdu les deux mains et les deux pieds. Je n'avais jamais bien apprécié jusqu'alors combien de simples gestes d'amour peuvent faire pour les autres. Lauren Elyse (Ellie) Prince, 16 ans, classe de première, The Bullis School, Potomac (Maryland) [http://www.bullis.org] Tous les jeunes doivent prendre position et se faire les intendants de l'environnement pour le bien des générations à venir. Depuis ma petite enfance, je m'intéresse de plus en plus à l'environnement. À l'école primaire, en 2ème année, j'ai fait partie du Club d'écologie. Nous nous sommes efforcés d'améliorer l'esthétique du terrain de l'école et de superviser des projets de recyclage. J'ai appris, dès l'âge de huit ans, que cette bonne intendance de l'environnement était une nécessité. À la fin 2004, j'ai fait un exposé au Congrès du centenaire du Service forestier des États-Unis, dans lequel j'ai parlé de ce qu'il fallait faire pour que les jeunes entendent l'appel, et y répondent, en faveur de l'adoption de pratiques écologiquement rationnelles, pas seulement pour leur génération mais pour l'avenir aussi. Cela a vraiment marqué un tournant dans mon existence. Le contact avec des approches politiques adverses et la prise de conscience des conflits liés à la gestion des ressources naturelles m'ont ouvert les yeux et m'ont permis de comprendre les choix difficiles que doivent faire les responsables de l'intendance de l'environnement. En engageant les décideurs politiques nationaux à songer à tirer parti de l'enthousiasme de la jeunesse pour appuyer le processus complexe de la résolution des problèmes environnementaux, j'espère avoir contribué à la participation future des jeunes de notre pays intéressés par ces problèmes. Mon intérêt pour l'environnement m'a apporté d'extraordinaires possibilités de partager avec d'autres mon temps et mes compétences. Il suffit, lorsque l'on se passionne pour une question, quelle qu'elle soit, d'agir bénévolement et il se présente alors des possibilités qui permettent de servir la cause à laquelle on s'intéresse. John T. Vogel, 17 ans, terminale, Jesuit High School, San Antonio (Floride) [http://www.jesuittampa.org] Les médias consacrent souvent leurs reportages aux jeunes en difficulté, mais il y a aux États-Unis des jeunes bien plus nombreux qui ont des effets positifs sur leur communauté. Je suis bénévole dans un programme de mentors dans l'une de nos écoles primaires locales. Une fois par semaine, je vais à l'école et je passe du temps avec une élève de CM2. Nous jouons dans la cour de récréation ou nous allons à la bibliothèque, et nous parlons de son travail de la semaine. Ce programme a pour objectif de guider les enfants qui risquent de connaître des difficultés à l'avenir. À mon avis, c'est l'un des programmes les plus efficaces de notre lycée, parce qu'il donne confiance aux enfants dès un très jeune âge. J'ai vu beaucoup de progrès chez les enfants qui ont un mentor et ce sont des progrès qui se répercuteront tout au long de leur existence. Le fait de pouvoir aider quelqu'un et d'avoir un impact positif sur son existence est l'une des raisons qui poussent tant de jeunes à faire don de leur temps. Une chose aussi simple que de consacrer une heure se son temps, moins d'un pour cent de sa semaine, peut faire une différence radicale dans la vie de quelqu'un d'autre. Les jeunes font don de leur temps de leur plein gré, par bonté de cœur, sans songer à être récompensés ou rémunérés. Et bien qu'il n'y ait pas de rétribution concrète, les connaissances et la confiance que l'on acquiert sont d'une valeur inestimable. Kelsey Blom, 18 ans, terminale, Centennial High School, Circle Pines (Minnesota) [http://www.centennial.k12.mn.us/chs]
Chaque année, mon église organise un voyage de jeunes à l'intention des adolescents actifs au sein de la congrégation. L'an dernier, nous sommes allés à Chicago et nous avons travaillé dans un refuge de l'Armée du Salut ; en fait, ils n'appellent pas cela un refuge, ils parlent de « centre d'aide à la vie » ou quelque chose d'approchant, mais c'est là que nous avons travaillé. Nous avons décoré la garderie d'enfants et nous avons fait la cuisine pour les pensionnaires. Cette année, nous irons au Canada et j'attends cela avec impatience. Ces deux dernières années, je suis aussi allée à un camp chrétien, le « Friend Camp ». Les jeunes de différentes églises de la région se réunissent à la Christian High School de Fredericksburg, qui est un lycée privé, où nous passons une semaine. Au lieu de dormir dans des lits, nous dormons par terre, sur des matelas pneumatiques. Les organisateurs ont choisi dix maisons qui appartiennent à des économiquement faibles, et nous les réparons. C'est plutôt cool, parce qu'ils nous répartissent pour nous mettre avec des gens qui n'appartiennent pas à notre église mais à toutes les autres églises. Nous travaillons ensemble et quand je dis travailler, je veux dire travailler : par exemple, pour réparer le toit d'une maison, nous avons dû retirer 11 couches de vieux linoléum et refaire tout le toit. J'aime bien faire des choses que je n'ai jamais faites avant. Certains des gens que nous avons aidés pensaient que les jeunes étaient indifférents à leur sort, mais nous leur avons prouvé le contraire. Kristen Grymes, 17 ans, terminale, James Monroe High School, Fredericksburg (Virginie) [http://www.cityschools.com/jmhs] La musique >>>>
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