Les États-Unis admettent de nombreux étudiants étrangers dans leurs community colleges
Jennifer Burcham
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Les États-Unis ouvrent largement leurs portes aux étudiants étrangers qui souhaitent venir faire des études sur leur territoire et les missions des États-Unis à l'étranger ont reçu pour instructions de traiter en priorité les dossiers des étudiants et des visiteurs participant à des échanges, a déclaré Janice Jacobs, sous-secrétaire adjointe au service des visas du département d'État, lors de la 57e conférence annuelle de la NAFSA, Association des éducateurs internationaux (anciennement Association nationale des conseillers des étudiants étrangers) en 2005. Selon elle, si les attaques du 11 septembre 2001 ont effectivement produit certains changements dans la politique du département d'État en matière de demandes de visas, il serait erroné de considérer les procédures en place comme un obstacle insurmontable qui s'oppose aux voyages ou aux études aux États-Unis. « Les perceptions passées du public concernant les changements en matière de visas ne sauraient être plus éloignées de la réalité. Le département d'État s'emploie à appuyer ce qui deviendra, nous l'espérons, un regain d'étudiants étrangers, de participants aux programmes d'échanges, de scientifiques et de gens d'affaires », a-t-elle dit. Dans un exposé intitulé « L'accueil des étudiants étrangers dans les community colleges des États-Unis : le rôle du département d'État », Mme Jacobs a parlé de la place que les community colleges ont prise dans le domaine de l'éducation internationale et déclaré : « Je sais que les community colleges de tout le pays jouent un rôle de plus en plus actif pour faire en sorte que les étudiants étrangers aient accès aux extraordinaires possibilités d'éducation que leur offrent ces établissements. » En réponse aux préoccupations exprimées par les responsables des établissements d'enseignement supérieur à cycle court concernant l'impression selon laquelle les étudiants désireux de s'inscrire dans ces établissements se voient souvent refuser leur visa, Mme Jacobs a déclaré que le département d'État avait rappelé aux fonctionnaires consulaires que différents établissements répondent aux besoins d'un public d'étudiants différent lui aussi. Elle a précisé que les fonctionnaires consulaires avaient reçu pour instructions d'examiner chaque cas sur la base de ses mérites propres, en tenant compte du large éventail de possibilités d'éducation offertes aux États-Unis. Mme Jacobs a ajouté que le département d'État avait renforcé ses capacités de traitement des demandes de visa d'étudiant en ajoutant plus de 350 postes dans son administration consulaire depuis septembre 2001 et qu'il avait été demandé d'inscrire au budget actuel 121 postes consulaires supplémentaires. Les demandes de visa sont traitées pour leur quasi-totalité, environ 97 %, dans les deux jours, et le processus d'examen des 2,5 % des demandes émanant de personnes soumises à des formalités spéciales pour des raisons de sécurité ont été rationalisées, a-t-elle ajouté. « Pour les 2,5 % des demandeurs de visas qui, pour des raisons de sécurité nationale, sont assujettis à un examen spécial, nous avons rationalisé le processus, ce qui fait que même pour ce petit pourcentage du nombre total de demandes, les demandeurs peuvent s'attendre à une réponse rapide », a-t-elle dit. Mme Jacobs a précisé : « Il y a un an, l'examen du dossier des cas technologiquement sensibles prenait en moyenne 74 jours ; ce temps à été réduit à 14 jours et nous continuerons d'affiner le processus. » Mme Jacobs a cité les données de l'Institute for International Education des États-Unis, selon lesquelles plus de 572.000 étudiants étrangers étaient inscrits dans l'enseignement supérieur aux États-Unis pendant l'année universitaire 2003-2004, les plus nombreux étant les étudiants indiens et chinois. Malgré la diminution des demandes d'inscription d'étudiants étrangers dans les universités américaines, les États-Unis accueillent toujours davantage d'entre eux que tout autre pays. « Ce que nous nous efforçons de faire, c'est de dissiper toute impression fausse qui peut persister à l'étranger selon laquelle les États-Unis ne voudraient pas d'étudiants étrangers, a-t-elle souligné. Ce n'est tout simplement pas vrai. Les étudiants de partout, de Muscat à Mumbai, doivent savoir que s'ils veulent faire des études aux États-Unis, notre porte leur est ouverte. »
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