eJournal USA: La Société américaine

L'étude des relations internationales à l'université de Pennsylvanie

Michael Jay Friedman

revue électronique

SOMMAIRE
Hughes
Introduction
Avant-propos
Les universités publiques américaines
Qu'est-ce qu'une grande université de recherche privée ?
Les community colleges américains : Point d'accès à l'enseignement supérieur pour beaucoup
Une vitalité due à la diversité : Le secteur indépendant de l'éducation aux États-Unis
Les établissements d'enseignement supérieur au service des minorités
Cinquante ans après l'arrêt Brown : Pourquoi les collèges et universités créés à l'origine pour les Afro-Américains ont encore leur raison d'être
Les universités affiliées à une religion
Les universités spécialisées
Galerie de photos : La vie estudiantine photo icon
L'étude des relations internationales à l'université de Pennsylvanie
Les étudiants étrangers trouvent un foyer d'accueil et un but aux États-Unis
L'engagement bénévole des étudiants
Sept instantanés de l'enseignement : Album de référence
Le choix d'une discipline principale
Les modalités d'enseignement dans le premier cycle
Le coût des études universitaires aux États-Unis
Sources possibles d'aide financière
Les États-Unis admetttent de nombreux étudiants étrangers dans leurs community colleges
Bibliographie
Sites Internet
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Encadré
L'accréditation dans l'enseignement américain

Ce programme interdisciplinaire de l'une de nos grandes universités offre aux étudiants qui s'intéressent aux affaires internationales la possibilité d'adapter leurs études en fonction d'objectifs précis et les prépare à des carrières dans le secteur privé, le secteur public, l'enseignement et d'autres domaines, dans leur pays d'origine et à l'étranger. Michael Jay Friedman est rédacteur auprès du Bureau des programmes d'information internationale du département d'État des États-Unis.

ivia Rurarz-Huygens, Mohammad al-Ali et Matthew Frisch (de gauche à droite), étudiants dans le cadre du Programme des relations internationales de l'université de Pennsylvanie.
Livia Rurarz-Huygens, Mohammad al-Ali et Matthew Frisch (de gauche à droite), étudiants dans le cadre du Programme des relations internationales de l'université de Pennsylvanie.
Frank Plantan

Dans les universités américaines, les étudiants du premier cycle choisissent généralement leur matière principale à la fin de leur deuxième année d'études. La mondialisation économique, politique et culturelle de plus en plus prononcée a fait du domaine des relations internationales l'un des sujets d'études les plus demandés à l'université de Pennsylvanie à Philadelphie. Il s'agit là d'un programme interdisciplinaire qui exigent des étudiants qu'ils suivent des cours dans différentes matières et qu'ils écrivent une thèse de 30 à 40 pages sous la supervision d'un enseignant, directeur de thèse.

L'admission au programme se fait sur la base des notes. Les étudiants doivent avoir une moyenne générale de 2,8 (sur un maximum de 4) et avoir suivi certains cours en sciences politiques, civilisation occidentale, microéconomie et macroéconomie. Une fois admis, ils suivent un cursus principal concentré sur la théorie des relations internationales, l'économie internationale, l'histoire diplomatique et la politique internationale. Ils choisissent également un certain nombre de cours facultatifs d'après une liste établie pour ce programme, cours qui sont dispensés par le College of Arts and Sciences et la Wharton School of Business. Les étudiants peuvent ainsi adapter leurs études de multiples manières et se spécialiser par exemple en études est-asiatiques, en anthropologie ou en finances internationales. Ce large éventail de possibilités fait des relations internationales un choix très prisé pour la « double spécialisation  », qui permet aux étudiants d'obtenir un diplôme dans deux domaines, en relations internationales et dans une autre matière, souvent l'histoire, les sciences politiques ou les sciences économiques.

Tous les étudiants se spécialisant en relations internationales doivent rédiger une thèse de premier cycle sur un sujet relevant de ce domaine. « Le rôle des souvenirs historiques dans les relations bilatérales entre le Japon et la Chine et entre le Japon et la Corée du Sud » et « Le défi présenté par les multinationales en droit commercial international » ont figuré parmi les sujets de thèses récentes.

Matthew Frisch, étudiant canadien de 4e année, a choisi les relations internationales en raison de la large gamme de sujets que cela lui permet d'explorer, une situation qu'il décrit comme une « diversification de la base de connaissances ». Il est particulièrement satisfait d'un cours qu'il a suivi à l'École Annenberg des Communications, intitulé « Les communications et la présidence », dans lequel chaque étudiant s'est vu octroyer une bourse pour aller faire des recherches dans la bibliothèque présidentielle de son choix. Matthew Frisch s'est rendu à Boston à la Bibliothèque John F. Kennedy, où il a préparé un article pour un séminaire consacré aux liens unissant la politique du président Kennedy concernant la guerre froide et celle concernant les droits civiques. Son article a été publié ultérieurement dans « la Penn History Review  », un périodique estudiantin.

Mohammad al-Ali, étudiant de 3e année qui a la double nationalité américaine et koweïtienne et une double spécialisation en relations internationales et sciences économiques, note que le programme l'aide à « jeter un pont » entre ses deux cultures et ses deux sujets d'études. Livia Rurarz-Huyens, qui a la double nationalité américaine et belge et dont la famille a reçu asile politique aux États-Unis, combine les relations internationales et le français ; pour elle, le programme est un bon moyen pour les réfugiés de se préparer à une carrière en droit international.

Les étudiants en relations internationales participent à de multiples activités académiques, sociales et pré-professionnelles, dont beaucoup sont organisées par l'Association des étudiants en relations internationales du premier cycle (International Relations Undergraduate Student Association, IRUSA). Livia Rurarz-Huygens, actuelle présidente de l'IRUSA, signale que l'association organise des visites annuelles à New York et à Washington, où les étudiants rencontrent des professeurs des grandes facultés de droit et des hautes écoles de relations internationales.

Les diplômés du Programme de relations internationales de l'université de Pennsylvanie assument des professions très variées par la suite. Selon Frank Plantan, co-directeur du programme : « La demande est forte en ce qui concerne les gens qui ont des connaissances en affaires internationales qui savent faire des recherches, qui savent écrire et qui possèdent les autres capacités nécessaires pour analyser l'évolution de la conjoncture mondiale. On a besoin de ces gens dans le secteur public, le secteur privé, l'enseignement et une foule d'autres domaines, chez eux et à l'étranger. »

L'accréditation dans l'enseignement américain

« L'accréditation est un processus indépendant d'évaluation de la qualité, d'assurance-qualité et d'amélioration de la qualité des établissements et des programmes d'enseignement supérieur. Pratiquée depuis plus de 100 ans aux États-Unis, ce processus est motivé par le souci de protéger la santé et la sécurité publiques et de servir les intérêts du public.

Le processus de l'accréditation est mené aux États-Unis par des organismes privés à but non lucratif conçus spécialement à cette fin. L'examen extérieur de la qualité de l'enseignement supérieur est une activité non gouvernementale. Dans d'autres pays, les activités d'accréditation et d'assurance-qualité sont menées par le gouvernement (...)

Les agents de ces organismes examinent les établissements d'enseignement supérieur des 50 États des États-Unis et d'un certain nombre d'autres pays. Leur examen porte sur plusieurs milliers de programmes préparant à toute une gamme de professions et de spécialisations, notamment dans les domaines du droit, de la médecine, de la gestion des entreprises, des soins infirmiers, du travail social, de la pharmacie, des arts et du journalisme.  »

Comme le note Judith Eaton, présidente du Conseil d'accréditation de l'enseignement supérieur (http://www.chea.org/pdf/overview_US_accred_8-03.pdf), dans le document intitulé « An overview of US Accreditation  », dont est extraite la citation ci-dessus, il y a trois types d'agents d'accréditation : les agents régionaux, les agents nationaux et les agents spécialisés dans une profession donnée. L'accréditation sert à assurer la qualité des prestations des établissements, à déterminer l'admissibilité aux financements fédéraux, à faciliter le transfert d'un établissement à un autre et à donner confiance aux employeurs quant à la qualité des diplômes ou des licences délivrés par les établissements.