II. Faire fond sur les progrès
On trouvera décrits dans la section suivante certains des domaines où des efforts ont été faits pour, ainsi que le prône la proclamation du président Bush, « faire fond sur les progrès déjà réalisés en vertu de la Loi relative aux Américains handicapés ».
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Les moyens d'intervention en cas de catastrophe : Faire face aux besoins des personnes handicapées Avec le temps, les nouvelles conséquences et applications de la Loi relative aux personnes handicapées (Americans with Disabilities Act, ADA) se sont fait jour. Cette loi traite de la non-discrimination dans l'accès aux services et installations publics mais ne mentionne pas spécifiquement les catastrophes naturelles et autres situations d'urgence. Les effets de ces situations sont cependant devenus évidents, en particulier quand l'accent a été mis sur les mesures d'intervention d'urgence à la suite des attaques terroristes du 11 septembre 2001 et de nombreuses catastrophes naturelles. Le ministère de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security, ou DHS) et le National Council on Disability ont publié des recommandations sur les mesures d'intervention d'urgence. Le Congrès et les législatures de divers États ont adopté des lois pour répondre à ces besoins. En juillet 2004, le président George Bush a créé dans ce but un conseil de coordination appelé Interagency Coordinating Council on Emergency Preparedness and Individuals with Disabilities. Les objectifs de ce conseil sont les suivants :
En avril 2006, M. Daniel Sutherland, président de l'Intergency Coordinating Council, a pris la parole lors de la Conférence nationale sur les cyclones pour exposer la façon d'intégrer l'aide aux personnes handicapées dans le processus d'intervention d'urgence. Tirant des leçons des cyclones de 2005, il a déclaré :
Voir le texte complet de la déclaration et des recommandations (en anglais) de M. Sutherland sur le site suivant : http://www.dhs.gov/xabout/structure/editorial_0842.shtm Handicap et affaires étrangères
Bien que sa mission principale soit la conduite de la politique étrangère des États-Unis, le département d'État des États-Unis s'occupe également de questions liées au handicap. En plus des préoccupations normales relatives aux besoins de ses employés affectés à travers le monde et de leur famille, les ambassades et consulats des États-Unis fournissent des services dans ce domaine aux ressortissants américains qui vivent ou voyagent à l'étranger. C'est ainsi qu'en France, une Américaine sourde a demandé à un service consulaire américain de l'aider à expliquer le rôle que joue un chien d'assistance pour les malentendants aux autorités locales qui n'étaient au courant de l'utilisation de ces chiens que pour les aveugles.
Le département d'État a également des programmes culturels et éducatifs portant sur les handicaps. Un certain nombre de programmes et d'échanges s'adressent aux étudiants handicapés, notamment deux programmes dans le cadre desquels des professeurs et stagiaires américains se rendent dans d'autres pays pour travailler avec les sourds. D'autres programmes qui ne s'adressent pas exclusivement à des auditoires handicapés ont néanmoins un rapport avec les personnes atteintes de déficiences particulières. C'est ainsi que des athlètes de la Coupe du monde de football se sont récemment rendus dans plusieurs pays pour rencontrer de nombreux groupes, dont les footballeurs de la Fédération des sportifs handicapés du Bahreïn - visite qui a suscité un grand intérêt dans la presse locale et promet de mener à d'autres activités. Un autre bureau du département d'État recrute et envoie à travers le monde des experts et conférenciers américains qui ont parfois des besoins particuliers, comme la nécessité, pour l'un d'eux, malentendant, qui se rendait à Shanghai, d'être accompagné d'un interprète du langage des sourds, ou la prise de dispositions particulières quand une conférencière aveugle s'est rendue en Inde avec son chien. Aux États-Unis, il n'est pas rare de voir des chiens travailler avec les aveugles, les sourds ou autres handicapés et des chiens « thérapeutes » sont souvent utilisés dans les hôpitaux et maisons de retraite pour aider à calmer des patients (des recherches montrent que la présence de ces chiens entraîne une réduction de la tension artérielle, augmente la tolérance de la douleur et aide à atténuer la dépression). Toutefois, prendre des dispositions pour envoyer des personnes et leur chien dans des pays dont la réglementation et la culture sont différents pose des problèmes particuliers aux organisateurs de ces programmes. Mais les efforts supplémentaires nécessaires sont payants quand non seulement les émissaires humains du département d'État reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour accomplir leur mission dans un autre pays mais aussi, comme ce fut le cas en Inde, lorsque le chien de la conférencière a fait lui-même sensation dans la presse en présentant un nouveau concept à un important segment de la population. Un article (en anglais) sur les expériences de la conférencière aveugle et de son chien et sur leur programme en Inde est affiché sur le site : em>http://usinfo.state.gov/scv/Archive/2005/Jul/18-456527.html. Pour obtenir des renseignements complémentaires (en anglais) sur les programmes mentionnés ci-dessus, consultez les sites suivants : Global Deaf Connection : http://www.deafconnection.org (teachers) ; The International Deaf Partnerships Project (interns) ; http://academic.gallaudet.edu/courses/spa/CREPBerw.nsf.. Équiper les personnes handicapées pour leur permettre de faire face aux problèmes de la vie quotidienne De nombreux programmes, tant publics que privés, centres d'études, publications et comptes-rendus de recherches se rapportent aux handicaps et aux progrès technologiques qui aident à les surmonter. Tous les domaines sont traités par les projets visant à surmonter les obstacles liés à l'invalidité : des communications face-à-face et sur de longues distances à la mobilité en passant par les matériels didactiques à la robotique sur le lieu de travail. Les projets actuellement en vigueur et les nouveaux progrès récemment annoncés dans ce domaine sont trop nombreux pour être énumérés dans un article, ou même dans une revue. Un projet mené par le Burton Blatt Institute (BBI) de l'université de Syracuse, qui fait partie du département des communications de cette université, et par des hôpitaux de l'État de New York, illustre le genre d'innovations pratiques sur lesquelles les spécialistes se penchent. Interprétation vidéo à distance en langage gestuel américain (American Sign Language, ASL) via l'Internet
Imaginez la situation suivante : vous êtes sourd et vous ne pouvez pas communiquer sans recourir au langage des signes. Vous amenez votre enfant blessé aux urgences. Personne, à l'hôpital, ne peut vous expliquer ce qui se passe, ce que vous êtes censé faire et ce à quoi vous pouvez vous attendre. Vous êtes de plus en plus angoissé et les médecins ont besoin de renseignements que vous ne pouvez leur donner. Que pouvez-vous faire ? Dans l'État de New York, de récents amendements apportés au Recueil officiel de codes, règles et règlements exige que les établissements de santé mettent à la disposition des patients qui ne parlent pas anglais des services d'assistance dans leur langue, qu'il s'agisse du chinois ou du langage gestuel des sourds, « dans les vingt minutes dans les services de consultation interne et externe et, dans les dix minutes qui suivent la demande de tels services par les patients dans les services d'urgence » À Syracuse et partout ailleurs dans l'État de New York, les services de santé explorent activement les moyens à mettre en œuvre pour respecter cette nouvelle règle. Les services ASL par vidéo, où l'interprète se met en contact avec le service de santé d'un point éloigné grâce à l'Internet, sont une option novatrice sérieusement envisagée. L'Internet promet de fournir un nouveau moyen d'accroître la participation sociale des personnes handicapées et les services offerts en ASL présentant un intérêt majeur comprennent l'interprétation, les conseils en matière de santé mentale, les plans d'urgence en prévision de catastrophes et l'intervention en cas de catastrophe. Dans la phase 1 du projet de recherche du BBI, trois sites de recherche, tous situés dans la ville de Syracuse, explorent l'ASL via l'Internet. Deux de ces sites sont des hôpitaux qui utilisent les services ASL et le troisième un fournisseur sans but lucratif de tels services. Les questions qui intéressent en matière de recherche sont les suivantes : Quels sont les services ASL actuellement fournis et utilisés ? Quelles sont les nouvelles possibilités et difficultés qui découlent de la fourniture de services ASL via l'Internet ? Le recours à l'Internet présente de nouvelles possibilités prometteuses sur les plans commercial et pratique mais il soulève aussi des difficultés qui devront être surmontées avant que les services ASL fournis via l'Internet ne deviennent courants. Une source probable de difficulté est l'application des règlements ayant trait au respect de la vie privé concernant les informations en matière de santé (HIPAA), qui imposent de strictes exigences aux services médicaux en cd qui concerne la protection de la confidentialité des renseignements médicaux sur un patient. Dans la phase 2 du projet, les installations de santé d'une zone de l'État de New York comprenant quatorze comtés feront l'objet d'une enquête visant à déterminer si elles sont prêtes à se plier aux nouveaux règlements sur l'accès aux services ASL et si elles sont en mesure d'adopter ces services via l'Internet. page suivante >>>> |
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