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Un haut responsable de CARE parle de la situation en Somalie

Propos de M. Robert MacPherson devant la commission sénatoriale des affaires étrangères

Lusungu Kayani
Rédactrice du « Washington File »

Washington - Les stratégies en matière d'aide donnent les meilleurs résultats lorsqu'elles font appel à la participation de la population locale, a déclaré un haut responsable de l'organisation non gouvernementale CARE, M. Robert MacPherson, le 6 février, devant la commission sénatoriale des affaires étrangères.

Cette commission a consacré ce jour-là sa séance de travail à la situation en Somalie, où règne l'instabilité politique depuis dix ans.

Après des années de guerre civile, a indiqué M. MacPherson, la Somalie a commencé de changer. De nos jours, elle est moins en proie à la violence et à la pauvreté.

La mission de CARE, a-t-il expliqué, est de fournir une aide aux individus et aux familles dans les zones les plus pauvres du monde. En collaboration avec des associations locales, CARE joue un rôle actif dans divers domaines (santé, économie, environnement et agriculture) dans soixante-cinq pays en développement.

En Somalie, elle est actuellement l'organisme humanitaire dont l'action est la plus importante sur le terrain. Elle fournit une aide d'urgence à des centaines de milliers de pauvres dans quatorze régions sur les dix-huit que compte ce pays.

La réussite de CARE en Somalie est due au fait qu'elle agit au niveau local, a-t-il dit en soulignant que les grands projets d'aide imposés de l'extérieur ne donnaient guère de résultats.

« La grande leçon tirée de l'expérience en Somalie est la patience, a-t-il fait remarquer. Il faut du temps pour connaître les gens. » En commençant au niveau local, CARE a des rapports étroits avec la population, qui permettent de parvenir à un développement durable et de contrebalancer l'anarchie et la division qui règnent dans ce pays.

À cet égard, M. MacPherson a mentionné plusieurs Somaliens qui faisaient des efforts « héroïques » en vue de l'exécution de projets dans les domaines de l'aide humanitaire, de la santé et de l'économie.

Grâce à l'aide financière du gouvernement des États-Unis, CARE donne une formation à des groupes et à des individus qui s'emploient à réduire la pauvreté et à favoriser des changements sur le plan social en Somalie. Le programme de CARE, a indiqué M. MacPherson, constitue « un modèle » pour les pays où l'Agence des États-Unis pour le développement international n'a pas de mission.

Une des organisations non gouvernementales qui a reçu une formation de CARE est « Bani Adam », qui accorde des petits prêts à des agriculteurs. Une autre est « Agro Action », qui aide un millier d'agriculteurs à accroître le rendement des terres qu'ils cultivent au moyen de la vulgarisation agricole et de la construction d'installations diverses.

CARE apporte aussi une aide à un certain nombre d'associations de femmes qui font entendre la voix des désavantagés en Somalie.

En conclusion, M. MacPherson a indiqué qu'il avait pu constater, au cours de ses nombreux voyages dans ce pays, une grande aspiration à la paix et à la prospérité. Grâce aux programmes d'aide tels que ceux de CARE, cette aspiration devrait aider la Somalie à devenir un lieu d'espoir et de possibilité où règne une paix durable.



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