| Page principale | Dossiers Afrique | Sécurité | vendredi 12 avril 2002 |
Défense : l'Afrique revêt de l'importance pour les États-UnisLa conférence de presse d'un haut responsable du ministère de la défense des États-Unis Jim Fisher-ThompsonRédacteur du « Washington File » Washington - Alors que certains pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient sont actuellement en proie à des sentiments anti-occidentaux susceptibles d'avoir une incidence sur les exportations de pétrole aux États-Unis, l'Afrique subsaharienne paraît de plus en plus intéressante pour Washington, a déclaré un haut responsable du ministère de la défense, M. Michael Westphal, lors de la conférence de presse qu'il a donnée au Pentagone le 2 avril. Le continent africain, a-t-il dit, revêt de l'importance pour les États-Unis, notamment parce que 15 % des importations américaines de pétrole proviennent de l'Afrique subsaharienne et que le volume de ces importations pourrait bien augmenter considérablement au cours des dix années à venir. (Le récent accord de paix en Angola qui a mis fin à la guerre civile dans ce pays est de bon augure à cet égard. Même avant la conclusion de cet accord entre le gouvernement angolais et l'UNITA au début du mois, l'Angola exportait 40 % de sa production annuelle de pétrole brut aux États-Unis, ce qui représentait 7 % de l'ensemble des importations américaines de pétrole.) Gardant cela à l'esprit, les États-Unis établissent des partenariats avec les pays africains et des organisations régionales afin de les aider à se doter des moyens nécessaires, aux niveaux tant national que régional, pour faire face à des crises humanitaires et autres et pour effectuer des opérations de maintien de la paix. « Nous collaborons avec les pays africains et avec les organisations régionales en vue d'améliorer leurs capacités en matière de lutte contre le terrorisme et d'obtenir leur coopération dans ce domaine. Nous nous employons à faire prendre conscience, tant en Afrique qu'aux États-Unis, de l'importance des réserves de pétrole africaines. » Sur le plan militaire, M. Westphal a fait état d'un certain nombre de projets de coopération entre les États-Unis et des pays africains : - à la suite de l'explosion accidentelle d'un arsenal dans une base militaire nigériane qui a fait des centaines de morts en janvier dernier, les États-Unis et la Grande-Bretagne aident le Nigeria à enlever les munitions qui n'ont pas explosé à cette occasion ; - depuis cinq ans, des instructeurs américains ont donné une formation en matière de maintien de la paix à plus de 8.600 soldats originaires de 5 pays africains, dans le cadre de l'Initiative de réaction aux crises africaines (ACRI) ; - les États-Unis offrent des programmes de prévention du sida parmi les membres des forces armées de plusieurs pays africains ; - depuis octobre 1999, quelque 600 hauts responsables civils et militaires ont assisté aux cours du Centre africain d'études stratégiques portant sur les relations entre les civils et les militaires, sur une stratégie de sécurité nationale et sur l'élaboration du budget de la défense en régime démocratique. En réponse à une question sur les partenariats, M. Westphal a indiqué que les États-Unis collaboraient avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en vue de faire face, depuis deux ans, aux événements en Sierra Leone et d'apporter un soutien à la Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL). « Nous cherchons à établir un centre de formation et d'entretien logistiques où les pays membres de la CEDEAO pourront utiliser le matériel qui s'y trouve et qui est destiné à la MINUSIL et à d'autres opérations en Afrique de l'Ouest, ainsi qu'obtenir les compétences nécessaires en matière de logistique et d'entretien du matériel important qu'ils utilisent. » Un autre partenariat militaire dont M. Westphal a fait état est l'opération « Focus Relief » (OFR) avec le Nigeria. Dans le cadre de ce programme, des instructeurs des forces spéciales américaines ont donné une formation à 5 bataillons nigérians en vue de leur permettre d'exécuter des opérations de sécurité en Sierra Leone. Le ministère de la défense des États-Unis a également fourni des uniformes, du matériel et des armes à cet effet. À propos de l'ACRI, qui ne prépare pas les soldats aux combats et qui fait actuellement l'objet d'un examen du gouvernement des États-Unis, M. Westphal a déclaré : « Comme vous le savez probablement, l'ACRI portait uniquement sur le maintien de la paix. Il se peut que nous ne préparions pas certaines troupes aux conditions auxquelles elles devaient faire face. C'est là une question qui n'a pas été réglée. Ce qui m'intéresse, c'est de veiller à ce que les soldats qui vont participer aux diverses opérations de maintien de la paix soient bien préparés à accomplir leur mission. » Pour ce qui est de l'Angola, où la mort récente du chef de l'UNITA, Jonas Savimbi, semble avoir mis fin à la guerre civile à laquelle ce pays était en proie depuis 27 ans, M. Westphal a indiqué, en réponse à la question d'un journaliste, que l'UNITA était entrée en contact avec lui et avec d'autres hauts fonctionnaires du département d'État. « Je pense, a-t-il dit, que c'est le moment d'être en communication. L'UNITA doit pouvoir se transformer d'une force militaire en une force politique. Ses membres doivent le faire en communiquant entre eux et avec d'autres, y compris avec nous. »
|
Le présent site est géré par Service d'information du département d'État des États-Unis (usinfo.state.gov/francais/). Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer. |
Accueil | Index du site | Administrateur | Recherche | Archives | Département d'État |