| Page principale | Dossiers Afrique | Sécurité | mercredi 1er mai 2002 |
Colin Powell : le XXIe siècle est prometteur de paix et de stabilitéSelon le secrétaire d'État, la collaboration internationale sera sans précédent. Le 30 avril, à l'occasion de la 139e réunion annuelle de l'Académie nationale des sciences, le secrétaire d'État, M. Colin Powell, a exhorté les scientifiques qui y participaient à « ne pas laisser les dangers de notre époque nous empêcher de voir l'énorme promesse que représente le siècle nouveau ». « Même si nous nous inquiétons à propos du Proche-Orient, même si nous avons des préoccupations en ce qui concerne des pays tels que le Kosovo ou la Bosnie, et même si nous nous faisons du souci à propos des autres questions qui font la une des journaux, cela ne doit pas nous empêcher pas de voir les occasions qui se présentent », a-t-il déclaré. Rendant hommage aux scientifiques pour la contribution qu'ils ont apportée à la campagne antiterroriste menée par le président, et rappelant qu'aucune guerre n'opposait plus les grandes puissances, que le communisme et le fascisme n'existaient plus guère, et que la guerre froide était finie, M. Powell a fait remarquer que « les principales puissances, dont les relations étaient jadis marquées d'énormes tensions, coopèrent aujourd'hui dans des domaines inimaginables il y a seulement quelques années ». Il a expliqué que le Proche-Orient dominait la plus grande partie de son emploi du temps à l'heure actuelle, mais que les autres questions n'étaient pas oubliées pour autant et qu'il devait se réunir avec le ministre russe des affaires étrangères, M. Igor Ivanov, la semaine prochaine afin de travailler à l'élaboration d'un traité ou d'un accord juridiquement contraignant entre les États-Unis et la Russie que les présidents Bush et Poutine pourront considérer lors de leur prochain sommet, lequel se tiendra en mai à Moscou. Un tel accord visera la réduction et le contrôle des arsenaux nucléaires. M. Powell a mentionné la collaboration entre les États-Unis et la Chine, « ce grand pays qui a 1,3 milliard d'habitants, qui se considère encore comme communiste, mais qui comprend que la richesse et la réussite ne s'obtiennent pas à la pointe du fusil, qu'elles découlent du commerce, de la libéralisation, de l'ouverture - quelle qu'en soit la rapidité - de la société ». Les États-Unis continuent d'exercer des pressions sur la Chine, notamment dans le domaine des droits de l'homme et de la prolifération, mais par leur collaboration, ils œuvrent afin d'encourager les progrès qui amélioreront la vie de tous les peuples. « Nous créons de nouveaux liens, des liens stables, avec ces deux grandes puissances que sont la Chine et la Russie, mais nous ne nous écartons pas des valeurs qui nous sont chères », a-t-il souligné. Exprimant l'espoir d'une amélioration de la situation au Proche-Orient, M. Powell a précisé : « Nous avons constaté des progrès au cours du week-end et peut-être serons-nous en mesure de faire fond sur ces progrès dans les jours qui viennent. Nous sommes engagés, quelle que soit la difficulté, quels que soient les contretemps, et nous le resterons. » Il a rappelé que la collaboration dans le domaine de la science et de la technologie impliquait également des relations intensives avec l'Europe et le Japon. « Nos alliés les plus fidèles sont aussi nos plus proches partenaires dans un vaste éventail d'initiatives relevant de la science et de la technologie, qui vont de la biotechnologie à l'énergie nucléaire. Un tel niveau de coopération laisse entrevoir un énorme potentiel pour une paix durable et la stabilité », a-t-il dit.
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