| Page principale | Dossiers Afrique | Paix et sécurité | vendredi 13 juin 2003 |
La lutte contre la traite des personnes a enregistré d'importants progrèsIl reste encore beaucoup à faire, soulignent les responsables du département d'État Washington - Le 11 juin, le département d'État des États-Unis a publié son troisième rapport annuel sur la traite des personnes dans le monde qui fait ressortir l'accent mis par une centaine de pays sur un problème que l'on qualifie souvent d'esclavage des temps modernes. Selon ce rapport, la traite des personnes touche chaque année environ 800.000 à 900.000 personnes. Prenant la parole lors de l'annonce de la publication de ce rapport exigé par le Congrès, le secrétaire d'État, M. Colin Powell, a dit : « Le caractère transnational de ce crime signifie que les pays d'origine, de transit et de destination doivent travailler ensemble afin d'empêcher le trafic d'être humains, de protéger ses victimes, et de poursuivre en justice ceux qui en sont coupables. » Selon ce rapport de nombreux pays ont renforcé leurs lois ciblant la lutte contre la traite des personnes ; ils engagent des poursuites judiciaires plus vigoureuses contre les trafiquants et offrent de meilleures protections à ceux qui en ont été victimes. Par contre, quinze pays ne respectent pas les normes internationales en matière de lutte contre la traite des personnes et ne font guère d'efforts pour y satisfaire. En vertu de la loi, les pays ne satisfaisant pas à ces normes qui figurent dans le rapport pourraient, à partir du 1er octobre 2003, faire l'objet de sanctions non liées à l'aide humanitaire et qu'il appartiendra au président Bush de décider. S'adressant aux journalistes après la présentation du rapport par M. Powell, le directeur du bureau du département d'État chargé de la surveillance et de la répression de la traite des personnes, M. John Miller, a déclaré : « J'espère, et je pense que c'est l'espoir de chacun dans ce bureau, que lorsqu'il sera prêt à prendre cette décision, le président trouvera que ces pays auront fait de gros efforts pour améliorer leurs résultats en ce qui concerne la lutte contre le trafic d'êtres humains de façon à ce que des sanctions ne soient pas nécessaires. Ils ont quatre mois pour s'y employer. » Le Bélize, la Bosnie-Herzégovine, la Birmanie, Cuba, la République dominicaine, la Géorgie, la Grèce, Haïti, le Kazakhstan, le Liberia, la Corée du Nord, le Soudan, le Suriname, la Turquie et l'Ouzbékistan sont les pays qui pourraient être assujettis à des sanctions. Tant M. Powell que M. Miller ont mentionné les mesures vigoureuses mises en œuvre à Maurice, au Brésil, dans les Emirats arabes unis et en Arabie saoudite pour juguler le trafic d'êtres humains.
|
Le présent site est géré par le Service d'information du département d'État des États-Unis (usinfo.state.gov/francais/). Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer. |
Accueil | Index du site | Administrateur | Recherche | Archives | Département d'État |